Mairie de Puteaux vs MonPuteaux.com : le procès a vraiment commencé

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L’auteur d’un blog “poil à gratter” sur la municipalité des Hauts-de-Seine est accusé de diffamation. La décision est attendue le 17 mars.

Ce fut une “une semaine agitée”, avoue Christophe Grébert dans une contribution en date du 5 février 2005 sur MonPuteaux.com. L’auteur de MonPuteaux.com vit une période singulière avec son procès qui a vraiment débuté vendredi 3 février et qui l’oppose à la municipalité UMP de Puteaux (Hauts-de-Seine). Il est accusé de diffamation pour avoir repris sur son blog des éléments d’un article du Parisien en date du 26 avril 2004 intitulé “Nouveaux remous à la Mairie de Puteaux”, tout en apportant des commentaires. L’article polémique évoquait le licenciement présumé abusif d’une employée de la mairie, ce qui a également valu au quotidien francilien une assignation pour diffamation.

Après une première audience qui avait été repoussée au printemps dernier (voir édition du 21 juin 2005), le procès vient donc de débuter au tribunal correctionnel de Paris. Pour le bloggeur qui se présente comme un militant de base du PS, un opposant à la famille Ceccaldi-Raynaud qui tient les rênes de la mairie de Puteaux et un “animateur d’un site citoyen”, cette séance a été l’occasion de rappeler les vexations dont il fait l’objet : obstruction pour assister au conseil municipal de Puteaux, menaces, insultes, interpellation abusive par la police municipale…

Un bloggeur devrait vérifier le contenu qu’il reprend, selon l’accusation

“L’avocat de la ville a basé tout son développement sur le fait qu’en citant sans vérifier un article de presse, un bloggeur commet une faute : il doit, a-t-il défendu, s’assurer de l’exactitude de ce qu’il reprend”, relate Christophe Grébert sur son blog. Cité par l’AFP qui a suivi l’audience, Maître Jean-Marc Fedida, avocat à la Cour en charge de représenter Puteaux, a qualifié Christophe Grébert de “moto-crottes de la diffamation” en ramassant les articles malveillants.

“Le jugement a été mis en délibéré. Nous verrons le 17 mars si je suis reconnu coupable de diffamation ou si je suis relaxé”, explique Christophe Grébert sur son blog. De quoi maintenir les sens des bloggeurs militants en éveil?


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