Microsoft confie à AgreeYa les clés de son cloud d’entreprise

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Microsoft cherche à universaliser l’accès à ses services cloud en situation de mobilité destinés aux entreprises. En témoigne l’accord de licence signé avec AgreeYa.

En vertu d’un accord de licence signé avec AgreeYa, spécialiste californien de l’ingénierie pour téléphones mobiles, Microsoft peut viser un plus vaste public pour son écosystème applicatif et ses services cloud.

Coeurs de cible : les entreprises, les campus universitaires et les agences gouvernementales.

Plus de la moitié des salariés dits “connectés” travaillent désormais avec leur terminal personnel, qu’il s’agisse d’un smartphone, d’une tablette, voire des deux.

Dans l’optique d’une implantation durable en milieu professionnel, les éditeurs doivent désormais composer avec ce facteur émergent et rivaliser d’ingéniosité pour assurer l’accessibilité de leurs solution logicielles sur une multitude de systèmes d’exploitation tiers.

La montée en puissance et la démocratisation consécutive du nomadisme ont en effet bouleversé les cartes de l’informatique d’entreprise.

D’où une nécessité pour Microsoft de mettre son cloud à l’heure d’une diversité, réduite à un ménage à quatre entre iOS, Android, Windows Phone et la famille BlackBerry.

Faute de clients dédiés, les applications collaboratives que sont SharePoint, Windows Azure ou Office365 restent inaccessibles ou mal gérées sur certains terminaux.

Selon les termes de cet accord effectif à compter de mars prochain, AgreeYa aura accès à l’ensemble des composantes développées par la firme de Redmond dans son cloud.

Sa mission, abolir ces incompatibilités et minimiser le morcellement du paysage mobile en faveur d’une interaction sous l’égide d’une “plate-forme centralisée qui [fera fi] des disparités“, selon Sandy Gupta, Directeur Général du marketing pour le Microsoft Open Solutions Group.

Reuters, qui voit en Pékin un lieu stratégique d’ailleurs choisi par les deux parties pour finaliser leurs tractations, soulève l’idée d’un éventuel scepticisme de la part des fabricants.

A Microsoft d’user des subterfuges adéquats pour se montrer suffisamment persuasif aux yeux des groupes chinois, coréens et taïwanais acteurs de la téléphonie mobile et dans une moindre mesure des tablettes tactiles.

 

Crédit image : © Beboy – Fotolia.com


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