MonPuteaux.com vs Ville de Puteaux : Christophe Grébert gagne un deuxième procès

Mobilité

Accusé par le clan Ceccaldi-Raynaud d’avoir des “penchants pédophiles”,
l’auteur du blog qui critique leur gestion de la ville a obtenu une condamnation
pour diffamation.

Christophe Grébert vient de gagner une nouvelle bataille dans la guerre qu’il livre face à la municipalité de Puteaux (Hauts-de-Seine). Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire UMP de Puteaux, et son père Charles Ceccaldi-Raynaud, sénateur UMP et conseiller général, ont été condamnés pour diffamation et complicité de diffamation par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, mardi 5 septembre. Dans un courrier adressé au Préfet des Hauts-de-Seine et publié sur le site Web de la municipalité en février 2004, les élus avaient évoqués les supposés penchants pédophiles de Christophe Grébert.

“Franchement odieux!”, s’insurge le militant socialiste et auteur de MonPuteaux.com, un blog dans lequel Christophe Grébert “a décidé de l’ouvrir” sur la gestion des affaires municipales de la ville qu’il habite depuis une quinzaine d’années. Dans la vidéo réalisée hier dans la foulée du jugement, Christophe Grébert évoque la volonté délibérée de nuire à son encontre. Au passage, il pose à l’UMP la question de la pertinence de la candidature de l’actuelle maire de Puteaux pour les prochaines élections législatives et municipales en regard des méthodes employées pour tenter de faire taire un citoyen et néanmoins opposant politique. “C’est la première fois, à ma connaissance, que les méthodes Ceccaldistes sont ainsi condamnées”, soutient sur son blog le plaignant. “C’est une victoire pour la démocratie et le combat citoyen à Puteaux.”

Les dissensions entre le bloggeur et la municipalité putéolienne ne datent pas d’hier. Les premières hostilités remontent à 2004. A l’époque, Christophe Grébert avait repris sur son blog un article du Parisien mettant en cause la mairie dans une affaire de marchés publics. La municipalité avait alors poursuivi le bloggeur ainsi que le quotidien pour diffamation (voir édition du 21 juin 2005). Ces deux derniers ont cependant été relaxés en mars 2006 (voir édition du 17 mars 2006). Mais l’affaire n’est pas terminée puisque la municipalité a fait appel et devrait être jugée en novembre prochain devant la cour d’appel de Paris.

Concernant l’affaire qui vient d’être jugée, Christophe Grébert ignore si les Ceccaldi-Raynaud comptent faire appel. Ils ont précisément été condamnés à verser 2 500 euros d’amende chacun ainsi que 3 000 euros de dommages et intérêts au plaignant (qui précise que cela lui permettra de couvrir ses frais d’avocat). Ils devront également faire paraître un communiqué soulignant leur condamnation sur le site Web de la ville, ainsi que dans Le Parisien et le Journal du Dimanche.


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