Nouvelle-Zélande : Kim Dotcom reconnu victime d’espionnage abusif

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Reconnu victime d’espionnage abusif, Kim Dotcom, cofondateur de feu Megaupload, obtient l’aval de la justice néo-zélandaise pour initier des poursuites à l’encontre des services de renseignement qui l’ont illégalement placé sur écoute.

En Nouvelle-Zélande, l’affaire Megaupload prend une tournure politique sur fond d’espionnage abusif.

Le Premier ministre John Key a adressé ses excuses à Kim Schmitz (alias “Kim Dotcom“), qui a fait l’objet d’une surveillance illégale à l’initiative du Bureau de la sécurité des communications du gouvernement (GCSB).

Placé sous écoute en 2011 à la demande de la police, le sulfureux homme d’affaires avait vu sa luxueuse villa des environs d’Auckland perquisitionnée quelque temps plus tard, le 20 janvier 2012.

Les autorités s’étaient notamment emparées de documents et de données informatiques.

Entachée de vices de procédure, cette affaire s’est transformée en atteinte à la vie privée.

La Haute cour avait déjà statué, l’été dernier, en faveur de Kim Dotcom, qui obtient aujourd’hui l’aval de la Cour d’appel de Nouvelle-Zélande pour initier des poursuites contre l’agence de renseignement.

Une victoire judiciaire pour le résident néo-zélandais… qui est aussi ressortissant allemand. Selon Reuters, c’est précisément pour cette raison que le mandat de perquisition émis à son encontre n’est pas considéré comme valide.

Le trublion du Net, qui doit toujours rendre des comptes aux ayants droit pour infraction au copyright et blanchiment d’argent, encourt toujours une extradition vers les Etats-Unis. Une audience est prévue pour ce mois-ci.

Mais Kim Dotcom a déjà la tête à sa nouvelle coqueluche : Mega, ce service de stockage cloud qui aurait réuni, en un peu plus d’un mois, 125 millions de fichiers et surtout 3 millions de membres. A titre comparatif, Dropbox a mis 2 ans pour réunir autant d’utilisateurs.

Dans cet élan, il est question d’une entrée en Bourse d’ici la mi-2014. En ligne de mire, l’ouverture du second couteau : Megabox, plate-forme de musique en ligne basée sur la publicité pour rémunérer les artistes.

Mega.co.nz 2013

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La boite de réception du nouveau Mega

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