OS mobiles : Jolla joue sur deux tableaux

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L’éditeur finlandais Jolla s’apprête à livrer une première version finale de son système d’exploitation mobile Sailfish OS, avec un double objectif : monter une offre alternative de smartphones et redonner du service à d’anciens terminaux Android.

Jolla se signale dans la dernière ligne droite vers le Mobile World Congress.

L’éditeur finlandais annonce une mise à jour majeure de son système d’exploitation mobile Sailfish OS, dont la première version finale (1.0) sera déployée dans les prochaines semaines. La jeune société, fondée en 2011 à l’initiative d’anciens salariés de Nokia qui n’ont pas suivi le virage vers Windows Phone, franchit là une nouvelle étape dans le développement de son offre positionnée comme une alternative sur un marché dominé par Android.

Articulé autour des technologies HTML5 et du framework Qt, l’environnement Sailfish OS se base sur une distribution Linux dont l’acronyme Mer, utilisé pour “Meego Reconstructed”, trahit un “fork”, une version dérivée du projet initial. Il implique actuellement près de 100 personnes entre Helsinki et Tampere (Finlande), avec un relais assuré à Hong Kong.

L’une des ses particularités reste sa compatibilité avec plus de 80 000 applications Android. Jolla prône une politique d’ouverture, mais si la plate-forme logicielle est placée sous licence open source, l’interface utilisateur reste propriétaire. C’est sur cette dernière que se portent l’essentiel des changements apportés par la mouture 1.0, avec en tête de liste un meilleur support de l’affichage en mode paysage.

Cette refonte, qui concerne également la logithèque Jolla Store, enrichit aussi l’appareil photo de nouvelles capacités tout en améliorant les performances globales du système. Les partenariats stratégiques avec les éditeurs se poursuivent en parallèle, afin d’optimiser l’intégration avec les OEM. F-Secure (solutions de sécurité) et Rovio (jeux vidéo, dont Angry Birds) ont récemment rejoint la boucle.

Jolla s’appuie sur cet écosystème naissant pour adopter une double approche, comme l’avait laissé entendre, en décembre dernier, son P-DG Tomi Pienimäki. Premier axe : une offre “maison”, avec un smartphone modulaire de 4,5 pouces* vendu pour l’heure en Finlande, à 399 euros. La commercialisation du produit sera bientôt étendue en Russie, à Hong Kong et en Inde. D’autres pays d’Europe pourraient suivre.

Deuxième axe : la reconversion des téléphones Android qui ne sont plus supportés par leurs constructeurs. Sailfish OS 1.0 est compatible avec plusieurs modèles des séries Samsung Galaxy et Sony Xperia, sortis pour la plupart en 2011 ou 2012 et calés à l’époque en haut de gamme. Dans un premier temps, il s’agira d’une surcouche qui viendra se greffer directement sur Android. Une fois les utilisateurs familiarisés, Jolla proposera un firmware complet.

* Le “Jolla Phone” est doté d’un écran de 4,5 pouces (960 x 540 pixels) et d’une puce Qualcomm Snapdragon (bicoeur à 1,4 GHz), avec 1 Go de RAM, 16 Go de stockage, un appareil photo de 8 mégapixels, la connectivité 4G et une batterie de 2100 mAh.

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Crédit photo : bilciu – Shutterstock.com


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