Ouya : la console Android intéresse Razer

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Aux Etats-Unis, Razer, fabricant de périphériques pour le gaming, pourrait acquérir la start-up Ouya, qui a conçu une console de jeux Android.

La console de jeux “spécial Android” Ouya rachetée par Razer, fabricant américain de PC portables et d’accessoires informatiques pour les gamers.

Un scénario crédible selon Techcrunch.

Les négociations seraient toujours en cours. Mais on évoque un montant de transaction dans une fourchette 60 – 80 millions de dollars.

Razer est visiblement intéressé par la galerie d’applications qui regroupe plus de 1124 jeux Android (dont certaines exclusivités) et par la communauté de 40 000 développeurs qui s’est déjà frotté à la plateforme de développement Ouya via son kit de développement (SDK).

Cette acquisition illustrerait la volonté de Razer de diversifier ses activités.

Ainsi, en 2013, la firme américaine a lancé le Razer Edge, un PC gamer très fin évoluant sous Windows. Razer nourrit également des ambitions dans le marché naissant de la réalité virtuelle et a déjà annoncé son propre casque baptisé OSVR.

Le projet de console Ouya initié en 2012, c’est une autre histoire. La start-up californienne, dirigée par Julie Uhrmann, s’était positionnée dans le domaine des jeux vidéo indépendants avec son propre app store pour sa console évoluant sous une version modifiée d’Android.

La plateforme offrait la possibilité aux développeurs de créer des jeux Android adaptés à la télévision haute définition et à l’usage d’un contrôleur physique. L’expérience des jeux Android sur grand écran, tel était ainsi la promesse de la Ouya.

Initiée sous forme de projet Kickstarter avec un objectif de financement d’un million de dollars, la console Ouya a séduit plus de 64 000 internautes qui ont soutenu le projet à hauteur de…8,6 millions de dollars. La campagne Ouya s’est ainsi révélée être l’une des mieux financées sur la plateforme de crowdfunding américaine.

Un soutien qui a permis la commercialisation de la petite console au design signé Yves Béhar au tarif de 119 dollars.

Tout s’accélère début 2013 : Ouya lève 15 millions de dollars auprès d’un pool de fonds : Kleiner Perkins Caulfield & Byers (qui avait soutenu Electronic Arts à l’origine), Mayfield Fund, Shasta Ventures et Occam Partners.

Parmi les investisseurs figure aussi Nvidia (une puce Nvidia Tegra 3 quad-core équipe d’ailleurs la console). Et, plus récemment, en février 2015, le groupe e-commerce chinois Alibaba a injecté 10 millions de dollars.

Malgré un effort évident d’innovation, il est difficile de susciter l’intérêt des joueurs vis-à-vis de la console Ouya. Malgré quelques jeux indépendants tels que “TowerFall” du studio Matt Makes Games.

Dans sa quête pour trouver le bon filon, Ouya a également cherché à ouvrir son app store à d’autres appareils tels que la console Android de Mad Catz Interactive, la tablette Wikipad et plusieurs boîtiers multimédia de Xiaomi.

Mais visiblement, les efforts fournis n’ont pas suffi pour percer en solo.

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