Pénurie de talents : le personnel IT est concerné

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Pour la première fois au baromètre annuel de ManpowerGroup, les informaticiens intègrent le top 10 des emplois les plus difficiles à pourvoir dans le monde.

Malgré le chômage, la pénurie de talents perdure et les entreprises peinent à pourvoir les postes vacants.

Voilà l’un des principaux constats établis par la société de conseil RH ManpowerGroup dans la 9e édition annuelle de son étude “Talent Shortage Survey“, réalisée cette année auprès de 37 000 employeurs dans 42 pays.

Comme en 2013, les travailleurs manuels et les ingénieurs figurent en tête des emplois les plus difficiles à pourvoir. Suivent les fonctions de techniciens et de commerciaux, le personnel comptable, les dirigeants, les responsables des ventes… et les informaticiens, qui se positionnent au 8e rang mondial, avec les développeurs comme premier profil impacté.

En France, le personnel informatique ne fait pas partie du classement, à l’inverse des ingénieurs (6es), qui n’étaient pas dans le top national auparavant. Au niveau mondial, le taux d’employeurs concernés par ce phénomène de pénurie n’a jamais été aussi élevé depuis sept ans : 36% des répondants reconnaissent éprouver des difficultés pour recruter des profils qualifiés.

Dynamique inverse en France, où ce pourcentage baisse significativement (21%, soit 12 points de moins en un an), sous l’influence d’une politique de “formations prioritaires” visant à réorienter les demandeurs d’emploi vers les postes vacants. Reste que l’inadéquation des compétences coûterait plus de 2 milliards d’euros aux entreprises françaises, selon une étude de PwC pour LinkedIn.

Parmi les principales raisons évoquées, le manque de compétences techniques (35% des employeurs dans le monde ; 37% en France)… mais aussi les mutations socioéconomiques : accélération des déploiements technologiques et obsolescence des compétences, vieillissement de la population, internationalisation accrue des échanges.

Quels risques pour les entreprises ? En France, 60% des employeurs craignent de ne pas pouvoir répondre aussi efficacement aux besoins de leur clients (54% dans le monde). La majorité y voit plus globalement, comme le note Silicon.fr, un danger direct pour la compétitivité.

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Crédit illustration : Nonnakrit – Shutterstock.com


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