Peoplesoft relève ses prévisions de résultats

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Toujours menacé par une OPA hostile d’Oracle, Peoplesoft poursuit néanmoins son bonhomme de chemin et se permet même de revoir à la hausse ses prévisions de résultats au troisième trimestre.

Décidément, le projet d’OPA hostile d’Oracle sur Peoplesoft se révèle jour après jour de plus en plus compromis. Non seulement il fait l’objet d’une minutieuse enquête de la part des services antitrust américains, ce qui laisse présager si ce n’est une interdiction au moins une autorisation sous conditions (voir édition du 6 octobre 2003), mais voilà que Peoplesoft a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfices pour le troisième trimestre, indiquant que son activité n’est nullement affectée par les velléités d’Oracle. Peoplesoft n’a toutefois pas précisé quelle était la nouvelle prévision. Le mois dernier, il tablait sur un chiffre d’affaires compris entre 575 et 590 millions dollars et un bénéfice de 10 à 11 cents par action. Au deuxième trimestre, Peoplesoft avait de même surpris son monde en annonçant des résultats financiers supérieurs aux attentes, alors que les cabinets d’études tels le Gartner Group avaient prédit que la première conséquence de l’annonce de l’OPA d’Oracle sur Peoplesoft serait le quasi-arrêt de l’activité de ce dernier (voir édition du 18 juillet 2003). Et de fait, on voit mal comment des entreprises pourraient investir dans des produits dont la pérennité n’est pas garantie. Mais les faits sont têtus et contredisent cette logique.

Résultat, Craig Conway, le P-DG de Peoplesoft, plastronne : “Quand vous proposez à vos clients le meilleur produit, le choix de la base de données, et que vous vous intégrez à leur existant, ils continuent de se fournir chez vous”, explique-t-il dans un communiqué. Du côté d’Oracle, il faudra probablement, dans l’hypothèse où l’OPA serait autorisée, relever l’offre actuelle qui valorise Peoplesoft à 7,5 milliards de dollars, car on voit mal comment les actionnaires de ce dernier pourraient accepter une telle opération au vu de ses performances actuelles. Lesquelles portent à croire que l’éditeur peut tirer seul son épingle du jeu sur le marché des PGI et n’a donc pas besoin d’une nouvelle fusion.


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