Pour contrer les spywares, surfez anonymement

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Masquer son adresse IP grâce à un serveur proxy dédié, c’est ce que propose CheckFlow avec l’application SurfInvisible 2005. Un moyen de lutter efficacement contre les logiciels espions.

CheckFlow, l’éditeur français de solutions antispywares, vient d’enrichir son catalogue d’un nouveau produit : SurfInvisible 2005. Comme son nom l’indique, cette application permet à l’utilisateur de cacher son identité (en fait, son adresse IP) et ses données personnelles aux sites qu’il visite. Pour cela, InvisibleSurf masque la véritable adresse IP du PC de l’internaute en faisant passer la connexion par un réseau de serveurs proxy géré par CheckFlow qui, sous contrôle d’huissier, détruit régulièrement les informations de connexion tout en garantissant une bande passante de qualité. Un test rapide effectué à partir du module d’identification du site de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) nous a permis de constater le bon fonctionnement du service. La Cnil n’affichait pas l’adresse IP de la machine mais celle attribuée par le proxy.

En rompant le lien virtuel entre l’ordinateur et l’environnement Internet, SurfInvisible augmente considérablement la difficulté pour les logiciels espions d’identifier l’utilisateur et ses habitudes. “Le surf invisible sert avant tout au lèche-vitrine”, explique Serge Piasek, PDG de CheckFlow. “Le masquage de l’adresse IP se désactive dès que la connexion passe en mode sécurisé, notamment pour les achats en ligne.” Le dirigeant rappelle cependant que “invisibilité ne veut pas dire anonymat”. Avis aux amateurs d’applications peer-to-peer qui penseraient exploiter InvisibleSurf à des fins de contrefaçon. D’autre part, SurfInvisible est compatible avec les principaux navigateurs du marché : Internet Explorer, Mozilla, Firefox, Opera et Netscape.

97 % des ordinateurs infectés

SurfInvisible repose sur la technologie Invisiware, qui équipe désormais les nouvelles versions des produits de CheckFlow. Aboutissement de quatre années de travail, cette technologie vise à “redonner à l’utilisateur le contrôle de sa navigation et non l’inverse”, explique Serge Piasek, afin “d’éduquer l’utilisateur pour lui laisser choisir ce qu’il installe ou non”. Invisiware permet notamment de neutraliser les parasites présents sur le disque dur sans affecter le fonctionnement des applications qui y sont liées. Rappelons que ces logiciels espions (qui se déclinent en de nombreuses familles : agrégation des données de navigation, surveillance, capture de mots de passe…) sont généralement installés par l’utilisateur lui-même (ou par des pirates en cas d’infection du PC) lorsqu’il télécharge une application gratuite comme les logiciels de peer-to-peer (Kazaa, eDonkey…) ou de téléchargement (Download Accelerator…). Selon l’éditeur, 97 % des PC sont infectés par des spywares.

Le marché de la sécurité, dont celui des parasites informatiques, est en pleine expansion, même si le fournisseur d’accès américain EarthLink note une légère baisse du taux d’infection par des spywares des machines expertisées entre le deuxième et le troisième trimestre 2004. Une chose est certaine, on assiste à une “véritable prise de conscience” de l’existence des spywares. “Il suffit de voir le nombre de téléchargements des versions d’évaluation de nos produits”, explique Serge Piasek. En huit mois, CheckFlow 2004 a été téléchargé 5 000 fois environ ; et en moins de trois semaines, CheckFlow 2005 dépasse les 7 000 téléchargements…

3 millions d’utilisateurs

Seul éditeur français de logiciels antiparasites, CheckFlow enregistrerait 3 millions d’utilisateurs et occuperait 90 % du marché national, selon l’institut GfK cité par Serge Piasek. Ce dernier explique cette absence de concurrence locale notamment par “un déficit grave de ressources humaines en matière de hautes technologies en France”. L’éditeur en profite pour se développer à l’international, en Angleterre, en Allemagne et prochainement au Canada. Quant au marché américain, “nous l’aborderons par le Web avec des outils gratuits mais sans support technique”, précise Serge Piasek. “La stratégie en ligne nous permet de relâcher la pression sur la distribution physique”, explique le PDG pour qui “le marché grand public est une vitrine”. L’évolution naturelle des produits de CheckFlow se poursuivra à travers le marché des mobiles avec des solutions pour PDA Pocket PC et smartphones Symbian attendues pour mars 2005.


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