Publicité digitale : Le Figaro et Le Monde respirent mieux tous les deux

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Face à l’alliance multi-partite Gravity, Le Figaro et Le Monde montent Skyline autour d’une offre commune dans la publicité pour leurs supports médias numériques respectifs.

Mardi dernier, lors de la présentation de l’alliance publicitaire Gravity dans le digital sous la supervision du groupe Les Echos et Lagardère Active, on avait noté deux grands absents : Le Monde et Le Figaro- CCM Benchmark.

On vient de les retrouver…unis dans un groupement concurrent : Skyline. Les synergies publicitaires sur les supports numériques respectifs des deux groupes seront opérationnelles d’ici la rentrée de septembre.

Le constat est similaire à celui posé par le camp Gravity : la domination de Google et Facebook dans la publicité digitale, au détriment des médias nationaux. Alors il est nécessaire de mutualiser les moyens et les audiences pour peser sur le marché.

L’alliance Skyline touche potentiellement 35 millions de Français entre le Web et le mobile (soit 80% des internautes), selon les groupes médias concernés.

Quelle que soit la régie contactée, elle permettra de disposer d’un point d’accès unique pour la diffusion de campagnes entre les sites du Figaro (Lefigaro.fr, Linternaute, Le Journal des Femmes, Madame Figaro…) et ceux du groupe Le Monde (Lemonde.fr, Telerama.fr, L’Obs, Le Huffington Post…). Les formats de publicité seront identiques, les tarifs uniformisés et les clients annonceurs disposeront d’un outil de pilotage commun. Mais les régies demeurent indépendantes.

« Skyline est une place de marché privée commune au Figaro et au Monde, qui permettra aux acheteurs de faire du ciblage média très fin, avec nos data socio-démographiques, comportementales et intentionnistes, au sein d’environnements premiums », évoque Marc Feuillée, Directeur général du groupe Le Figaro, dans une interview commune avec son homologue du Monde diffusée sur Le Journal du Net dans la foulée de l’annonce.

« L’offre de Gravity pose à mon sens plusieurs problèmes », évoque pour sa part Louis Dreyfus, Président du directoire du Monde. « D’abord, le nombre de ses participants ! On ne voulait pas faire d’alliance qui réunisse une dizaine d’acteurs. C’est souvent un cauchemar en termes de gouvernance. »

Il reste encore des poids lourds dans l’univers français des médias qui restent muets sur ces questions d’alliances dans la publicité  comme TF1 ou Vivendi (Canal Plus, Dailymotion) mais on pourrait étendre le sujet à un groupe télécoms comme Orange.


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