Qowisio lève des fonds pour un réseau Internet des objets : ça ne vous dit rien ?

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La start-up angevine Qowisio signe une levée de fonds de 10 millions sur un créneau similaire à Sigfox.

Après Sigfox, Qowisio surfe sur la vague des réseaux bas débit dédié à l’Internet des objets.

La start-up française, située à Angers (Maine-et-Loire), vient de procéder à une levée de fonds de 10 millions d’euros pour monter « le premier réseau public afin de connecter les objets entre eux » qui s’appuie sur la technologie UNB (Ultra Narrow Band).

Depuis 2009, Qowisio développe ce type d’expertise et assure disposer de relais à l’international dans 29 pays (zones Afrique, Moyen-Orient, Europe de l’Est).

Les structures de financement qui soutiennent la start-up ont un profil plutôt régional : Ouest Croissance, Go Capital et Pays de la Loire Développement.

On trouve également BNP PARIBAS Développement, une filiale d’investissement du groupe bancaire qui a vocation à « prendre des participations minoritaires au capital de PME et ETI françaises en croissance et performantes ».

« Qowisio travaille quasiment exclusivement à l’international… à partir d’un atelier relais situé à Andard [près d’Angers] », peut-on lire dans un reportage diffusé sur le site Web d’Angers Mag en mai 2014. « Ici, c’est conception des produits, prototypage, assemblage, test, commercialisation et support, avec, à chaque étape, un souci d’innovation. »

« Nous sommes persuadés qu’il faut repenser le modèle économique des objets connectés », explique Cyrille Le Floch, Président et co-fondateur de Qowisio cité par France 3 Pays de la Loire. « De nouveaux usages vont émerger, et il ne faut plus raisonner sur un modèle économique hérité des forfaits de téléphonie mobile ».

Ce financement important représente un véritable coup d’accélérateur pour Qowisio qui s’était jusqu’ici contenté d’une levée de fonds d’amorçage de 500 000 euros réalisé en juin 2012.

Qowisio, qui revendique 50 clients grands compte et « 18 réseaux privés à l’étranger », devrait afficher un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2015.

La société, qui dispose d’une petite équipe de 25 personnes, soutient également la Cité de l’Objet Connecté à Angers, qui sera inaugurée vendredi prochain (12 juin).

C’est donc un challenger pour Sigfox, la société Internet toulousaine qui a signé en février dernier une levée de fonds de 100 millions d’euros réalisée auprès de trois opérateurs internationaux.

Qowisio va-t-elle suivre la même trajectoire ? Sachant qu’un troisième acteur s’inscrit désormais dans cette vision de réseau bas débit à l’Internet des objets en France : l’opérateur Bouygues Telecom.


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