Quatrième licence mobile : Bruxelles plaide pour “une concurrence efficace”

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La Commission européenne réplique à Nicolas Sarkozy. Bruxelles soutient la mise en place d’une quatrième licence mobile en France, afin de réveiller la concurrence sur ce marché.

Si Orange, SFR et Bouygues Telecom n’ont jamais caché leur hostilité concernant l’attribution d’une quatrième licence mobile, on connaît seulement depuis quelques jours l’avis de Nicolas Sarkozy sur le sujet. En effet, en début de semaine, le Président de la République s’est dit “réservé” à propos de l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile : “Je suis réservé sur le choix d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Car le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur”.

La Commission européenne, en revanche, ne partage pas cette opinion, et tient à le faire savoir. En effet, Bruxelles estime que l’arrivée d’un acteur supplémentaire sur le marché mobile ne peut que favoriser la concurrence.

Même si la procédure d’attribution de la quatrième licence mobile reste contrôlée par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), la Commission européenne ne manquera pas de suivre le dossier d’un œil attentif.

“Nous sommes toujours en faveur d’une concurrence efficace sur les marchés de télécommunications […]”, a expliqué à l’AFP Martin Selmayr, porte-parole de Viviane Reding, la commissaire européenne en charge de la Société de l’information. Et d’ajouter : “La Commission s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur de cette idée de quatrième licence”.

Pour Bruxelles, aucun obstacle ne doit faire barrage à l’arrivée et à l’établissement d’un autre opérateur concurrent. Après la publication officielle de l’appel à candidatures par le gouvernement début août, les candidats ont jusqu’au 29 octobre prochain pour déposer leur dossier. Free (groupe Iliad), candidat déclaré, reste pour le moment le favori, mais il faudra compter sur la potentielle candidature de Virgin Mobile, associé à Numéricable.

En attendant, Orange et SFR continuent de batailler ferme pour retarder l’attribution de la licence mobile : les deux opérateurs, qui pourraient être bientôt rejoints par Bouygues Telecom, ont décidé de saisir la justice européenne. Ils estiment en effet que le prix jugé trop bas de la quatrième licence mobile constitue une “aide d’Etat”. Le prix de cette licence a été fixé à 240 millions d’euros.


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