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Actualité

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Riposte graduée et Hadopi : les députés récupèrent « la patate chaude »

Mardi, l’Assemblée nationale entame l’examen du projet de loi Création et Internet sur la lutte anti-piratage et l’essor de l’offre légale du divertissement numérique.

Avec son examen par l’Assemblée nationale, le projet de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet » aborde une phase décisive.

La procédure adoptée par le gouvernement relève de l’urgence. Il n’y aura qu’une lecture dans chaque chambre. Charge ensuite à une Commission paritaire mixte (composée pour moitié de députés et moitié de sénateurs) de trancher sur les derniers points indécis.


Les députés engagent cette semaine l’examen du projet de loi de lutte contre le piratage sur internet qui prévoit une « riposte graduée » pouvant aller jusqu’à la suspension de l’abonnement en cas de récidive. Trois séances publiques sont prévues entre le 10 et 12 mars.

Le 30 octobre 2008, le Sénat avait adopté à la quasi-unanimité ce projet de loi qui a fait l’objet de quelques amendements. Mais la mesure phare qui prête à polémique était passée : la « riposte graduée » au nom de la lutte anti-piratage.

La suspension de l’abonnement Internet, sanction ultime

Rappelons-en les grandes lignes : un « internaute pirate » pourra se voir notifier par mail un premier mail, puis une deuxième mise en garde accompagnée éventuellement d’une lettre recommandée en cas de récidive.

Sanction ultime en cas de non-injonction : l’abonnement Internet de la personne mise en cause sera suspendu pendant un délai de deux mois à un an. Pendant cette période « d’abstinence Internet », il sera interdit de souscrire à un autre contrat d’abonnement auprès d’un opérateur tiers.

Une nouvelle autorité administrative – la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) – sera chargée de prendre les sanctions et de suivre les dossiers des « pirates » (voir encadré en bas d’article). Les sanctions seront scellées à l’issue d’une procédure contradictoire, avec possibilité pour l’internaute condamné de faire appel devant la justice.

Sondage : 37% des internautes français procédent à des téléchargements illégaux

Le gouvernement assure que ce projet de loi a « une vertu pédagogique et dissuasive » en premier lieu mais les associations, collectifs ou groupements « anti-Hadopi » n’y soulignent que les « volets répressifs ».

Le 17 février, lors d’une audition sur le projet de loi devant les commissions des Affaires sociales et des Lois de l’Assemblée nationale, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, avait déclaré que « les Français sont prêts à accepter cette philosophie préventive et mesurée », au-delà de « l’agitation entretenue par quelques grouspuscules ».

Dans son édition du 9 mars, le quotidien gratuit Metro a publié un sondage TNS-Sofres/Logica (réalisé du 27 février au 2 mars auprès d’un échantillon de 1000 personnes) qui montre le fossé existant. 37% des internautes français déclarent avoir téléchargé illégalement ou utilisé des documents piratés : musique, films, séries TV ou jeux vidéo. Allons-nous devenir du jour au lendemain « tous pirates » dans le sens de la loi ?

Avec son examen par l’Assemblée nationale, le projet de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet » aborde une phase décisive.

La procédure adoptée par le gouvernement relève de l’urgence. Il n’y aura qu’une lecture dans chaque chambre. Charge ensuite à une Commission paritaire mixte (composée pour moitié de députés et moitié de sénateurs) de trancher sur les derniers points indécis.

Les députés engagent cette semaine l’examen du projet de loi de lutte contre le piratage sur internet qui prévoit une « riposte graduée » pouvant aller jusqu’à la suspension de l’abonnement en cas de récidive. Trois séances publiques sont prévues entre le 10 et 12 mars.

Le 30 octobre 2008, le Sénat avait adopté à la quasi-unanimité ce projet de loi qui a fait l’objet de quelques amendements. Mais la mesure phare qui prête à polémique était passée : la « riposte graduée » au nom de la lutte anti-piratage.

La suspension de l’abonnement Internet, sanction ultime

Rappelons-en les grandes lignes : un « internaute pirate » pourra se voir notifier par mail un premier mail, puis une deuxième mise en garde accompagnée éventuellement d’une lettre recommandée en cas de récidive.

Sanction ultime en cas de non-injonction : l’abonnement Internet de la personne mise en cause sera suspendu pendant un délai de deux mois à un an. Pendant cette période « d’abstinence Internet », il sera interdit de souscrire à un autre contrat d’abonnement auprès d’un opérateur tiers.

Une nouvelle autorité administrative – la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) – sera chargée de prendre les sanctions et de suivre les dossiers des « pirates » (voir encadré en bas d’article). Les sanctions seront scellées à l’issue d’une procédure contradictoire, avec possibilité pour l’internaute condamné de faire appel devant la justice.

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Le 17 février, lors d’une audition sur le projet de loi devant les commissions des Affaires sociales et des Lois de l’Assemblée nationale, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, avait déclaré que « les Français sont prêts à accepter cette philosophie préventive et mesurée », au-delà de « l’agitation entretenue par quelques grouspuscules ».

Dans son édition du 9 mars, le quotidien gratuit Metro a publié un sondage TNS-Sofres/Logica (réalisé du 27 février au 2 mars auprès d’un échantillon de 1000 personnes) qui montre le fossé existant. 37% des internautes français déclarent avoir téléchargé illégalement ou utilisé des documents piratés : musique, films, séries TV ou jeux vidéo. Allons-nous devenir du jour au lendemain « tous pirates » dans le sens de la loi ?

Derniers commentaires




6 Responses to Riposte graduée et Hadopi : les députés récupèrent « la patate chaude »

  • Le 10 mars 2009 à 3:18 par tbr

    Cette loi passera comme une fleur parce que peu de français sont conscients de l’impact qu’elle aura dans leur vie privée.

    S’il s’était agi, hypothèse, de faire voter une loi pour rétablir la peine capitale, tout le monde (ou presque) serait descendu dans la rue.

    En quelques sortes, on (le Gvt à la solde de l’industrie pseudo-culturelle) applique sur nous tous l’expérience de la grenouille qu’on plonge dans l’eau et qu’on ébouillante progressivement : on se mettra ENFIN à gueuler mais trop tard…

    Moi, je gueule ! Maintenant.

    Et je dis halte à l’hypocrisie.

    Messieurs les P.-D.G. de Universal et Cie; allez donc emm*** les vrais pirates, vous savez, ceux qui font une industrie de la copie de la si « merveilleuse » culture que vous défendez tant (exception mon ***), au lieu d’essayer de pomper le fric des français. On vous paie déjà assez de taxes comme ça.

    Ou bien reversez donc 80% aux artistes en élaguant tous les intermédiaires, parasites inutiles.

    Vous le pouvez avec Internet, le torrent, des prix raisonnables (!), de VRAIES découvertes et non des merdes « markétées » (vu à la tv), par exemple.

    Bref, évoluez ou crevez.

    On peut rêver…

    En attendant, vous n’aurez pas mon fric, pas tant que vous vous entêterez à nous faire passer des vessies pour des lanternes et à vous attaquer à la mauvaise cible.

  • Le 10 mars 2009 à 7:26 par hades

    moi je me pose une question pratique

    comment va etre adresse le 1er mail vous avertissant ??

    par la boite email du prestataire ??

    pour ma pert je ne l’utilise pas donc ne la releve jammais

    donc cqfd ne risque pas d’etre avertit

    d’autre part, en matiere penale, cette loi est illegale

    elle est d’aure et deja rejettee par le perlement europeen

    en troisieme, au lei de faire de economies on va depenser un max par le biais des avertissements par lettre recommandee !!!

    bref on creuse encore un peu plus le deficit et ce au profit des majors

    mais comme notre tzarkon a partie liee avec ceux ci…

    aurait il touche un colossal pot de vin pour intervenir personellement et menacer la comission europenne qui a rejete hadopi ??

  • Le 10 mars 2009 à 10:01 par indy

    Je suis outré de me rendre compte à quel point le débat est tronqué, on nous parle des dégats du « piratage » sans véritable études faites, je suis outré que l’on réduise le temps au cinéma des films, ça fera pour le coup réellement du mal à l’industrie cinématographique, et surtout l’adoption d’hadopi pose surtout un problème éthique du au filtrage et à la surveillance du net digne d’un régime totalitaire, et ça dans les média personne n’en parle.

    Hypocrisie et mensonges sont les mamelle de nos dirigeants

  • Le 10 mars 2009 à 12:12 par concorde28

    Une ministre qui se faire élire comme députée, non pas pour défendre les droits des citoyens, mais les intérêts de son mari propriétaire de la FNAC, c

  • Le 10 mars 2009 à 12:35 par pat

    Vous êtes français et vous souhaitez acheter légalement sans faire enculer néanmoins (ce qui se passe en aller acheter à la fnac ou chez virgin). une meilleur solution c’est tout simplement d’acheter vos cd de musique, film, jeux) sur internet à l’étranger. C’est 50 % moins cher frais de port compris !!! A moins vous aimiez ça :)

  • Le 10 mars 2009 à 14:09 par LUCKY-SAN

    Bonjour,

    = Liste blanche pour les bornes Wifi publiques (gare, trains, aéroport, hôtel, MacDo, etc…)

    les étrangers cet été pourront-ils se connecter à d

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