Salon Ad:Tech : comment Facebook explore le marketing viral

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“Reach, learn, amplify, connect”. Le directeur commercial de la zone EMEA de Facebook utilise ce levier pour séduire les marques et monétiser l’audience.

C’était le dernier keynote du salon professionnel Ad:Tech-Paris dédié à l’e-marketing. Mais pourtant, la principale salle de conférence du niveau 2 du Palais des Congrès (Porte Maillot) était comble.

Mercredi, en fin d’après-midi, Blake Chandlee, Directeur commercial Europe-Moyen-Orient et Afrique de Facebook, est venu exposer la stratégie marketing de la plate-forme communautaire. Celle-ci connaît un carton en termes d’audience Internet mais il reste à la monétiser…

Commençons par les chiffres d’abord. Facebook vient de dépasser la barre des 200 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, dont 56 millions aux Etats-Unis et…66 millions en Europe (Royaume-Uni inclus).

Désormais, 70% de ses membres se situent à l’extérieur des Etats-Unis. La moitié des utilisateurs visitent Facebook chaque jour et 90% des membres y font un tour chaque semaine. Et la durée des sessions par visiteur ne cesse de croître. Scotchant.

Si vous croyez trouver uniquement des adolescents internautes boutonneux qui baignent dans le numérique et dans la consommation d’information en mode multi-tâches, détrompez-vous. Selon Facebook, c’est le segment des utilisateurs de plus de 35 ans qui grossit le plus actuellement das le monde…

Le développement de sa notoriété en France a été fulgurante : il y a un an, on enregistrait deux millions d’inscrits. La version française de Facebook a débarqué en mars 2008 et un bureau commercial à Paris a été inauguré dans le courant de l’automne. Blake Chandlee recense désormais neuf millions d’utilisateurs. Bluffant.

Le marché turc percé grâce â une application de football

Comment Facebook a conquis une audience internationale ?  Tout d’abord la quarantaine de versions linguistiques a facilité l’exportation du concept Facebook. L’approche a été originale puisque Facebook a confié aux membres localisés dans les pays visés le soin de traduire eux-même la plate-forme.

“Il a fallu douze jours pour aboutir à une version espagnole, six jours pour une version allemande et six heures pour obtenir la version française”, glisse Blake Chandlee. La conquête du marché turc est intéressant : dix millions de membres auraient été recrutés grâce à une application dédiée au football uniquement accessible sur Facebook.

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