Samsung : les batteries évoluent avec les « wearables »

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Pour avancer ses pions dans l’informatique vestimentaire (« wearable technologies »), Samsung travaille sur la densité énergétique de ses batteries souples.

Au même titre que son concurrent et compatriote LG, Samsung était présent sur le salon InterBattery 2015, organisé la semaine dernière à Séoul.

Le groupe sud-coréen a profité de l’événement pour dévoiler deux prototypes de batteries flexibles.

Le premier, baptisé Band, est conçu pour allonger de 50 % l’autonomie des montres connectées en s’attachant au bracelet. Il supporterait 50 000 torsions.

Le second, nommé Stripe et épais de 0,3 mm, atteint un degré supplémentaire de souplesse. Une solution a priori intéressante en vue d’une intégration dans des produits comme les textiles connectés.

Samsung assure que ce modèle peut emmagasiner, à volume comparable, « davantage d’énergie » que les batteries actuelles, la largeur de la gaine protectrice ayant été réduite à son strict minimum.

La multinationale mène beaucoup d’autres travaux en la matière. Elle a notamment présenté, il y a quelques mois, une nouvelle technologie d’accumulateur lithium-ion qui porterait l’autonomie des smartphones à plus de 20 heures sur une même charge.

Les avancées réalisées dans le domaine des batteries flexibles reflètent l’évolution des priorités de Samsung : à l’heure où les ventes de smartphones et de tablettes déclinent (ce depuis plusieurs trimestres), les wearables deviennent stratégiques.

En volume comme en valeur, le marché est encore loin d’atteindre celui des terminaux mobiles. Mais les principaux cabinets d’études qui se sont penchés sur la question ont perçu une certaine dynamique donnée par l’Apple Watch, avec en toile de fond les bracelets connectés.

La dernière offensive en date chez Samsung remonte à début septembre avec l’officialisation de la Gear S2, une smartwatch compatible 3G. Avec cette connectivité réseau, l’autonomie du produit devient un écueil critique.

D’autres projets de recherche indépendants sur les batteries flexibles se sont distingués ces derniers temps. On citera ces travaux conduits par l’université de Stanford sur la technologie aluminium-ion, avec la promesse de modèles plus écologiques, plus endurants et plus rapides à recharger qu’à l’heure actuelle.

Certaines entreprises IT s’intéressent plutôt à l’aspect logiciel. C’est le cas de Microsoft, qui cherche à identifier les applications les plus énergivores pour les mettre en pause ou les ralentir lorsqu’elles se trouvent en arrière-plan. Le groupe américain songe aussi à associer deux accus, l’un étant sollicité pour délivrer de la puissance instantanée et l’autre prenant le relais pour maintenir l’appareil en veille.

Crédit photo : Studio KIWI – Shutterstock.com


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