Social shopping : Looneo.fr a fait ses premières preuves

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Un an après son lancement, le “réseau social d’aide à l’achat” lève deux millions d’euros et lance une nouvelle version.

“Le projet tient la route, le concept est porteur”. Visiblement, Alban Peltier est satisfait des premiers pas de Looneo.fr, qui est présenté comme “un réseau social d’aide à l’achat”. Depuis le lancement du service Web 2.0 qui remonte à octobre 2006, cet ancien responsable des services de communication de MSN France s’appuie sur un investisseur de référence du nom de Marc de Lacharrière, qui détient une participation majoritaire dans Fimalac* à travers sa holding personnelle.

Après un “super tour d’amorçage ou une demie-première levée de fonds” de plusieurs centaines de milliers d’euros, Looneo.fr vient d’annoncer un deuxième tour de table de deux millions d’euros toujours avec Marc de Lacharrière et des business angels dont les noms n’ont pas été communiqués.

Les objectifs liés à ce nouveau tour de financement sont variés. A commencer par la poursuite du recrutement : l’effectif de 10 personnes actuellement devrait passer à 15 avec un renforcement du pôle développeurs. Sachant Jérôme Gay, ancien directeur technique de MSN France, a rejoint l’équipe au printemps dernier. Autre priorité à court terme : développer la notoriété et la visibilité de Looneo pour ne pas rater le rendez-vous de Noël.

A plus long terme, Looneo veut exporter son concept à l’international en visant d’abord les marchés anglo-saxons (Royaume-Uni et Etats-Unis) avant d’attaquer l’Europe (Allemagne, Italie et Espagne).

Règles changées en termes de rémunération

En parallèle, une nouvelle version de Looneo.fr a été inaugurée lundi dernier. L’ergonomie du service a été améliorée, les fiches produits sont plus complètes et les catégories de produits se sont étendues (du secteur high-tech vers l’électro-ménager).

Pour développer “une relation de confiance destinée à favoriser l’achat”, Alban Peltier veut s’appuyer sur un réseau de contributeurs testeurs de produits (“Looneo Masters”) qui donnent leurs avis censés aiguiller les consommateurs perdus dans l’immensité du shopping en ligne. En guise de stimulation, les contributeurs sont rémunérés par palier (niveau 1 à 4) “entre 1 et 1000 euros par mois” en prenant en compte des critères comme l’assiduité, le nombre de visites générées par fiche produit créé ou le nombre de notes obtenues.

“On a récemment changé les règles en élargissant la fourchette”, avoue Alban Peltier, trahi par des liens commerciaux Google AdWords qui circulent actuellement sur des services comme Gmail. L’annonce mentionne : ” Looneo recherche testeurs – www.looneo.fr – pour rédiger tests produits payés (7 à 580€) Hifi, Video, Telecom, PC… “ Cela ne freine pas le recrutement “qualitatif” de contributeurs : on en dénombre 1400 en l’état actuel. Sachant que quelques “Looneo Masters” seraient déjà arrivés au niveau 4 et gagneraient “quelques centaines d’euros par mois”.

Le modèle économique de Looneo n’a pas évolué depuis son origine : la publicité en ligne (un accord a été signé par la régie KDP Groupe) et un système de commissionnement sur le modèle des shopbots (moteur de comparaisons produits).

Looneo ne communique pas d’objectifs chiffrés, si ce n’est l’audience Internet escomptée à la fin de l’année : 500 000 visiteurs uniques par mois (source Nielsen//NetRatings), contre 300 000 actuellement. Visiblement, le buzz marche et c’est déjà un très bon point .

*Fimalac est un groupe industriel centré sur des activités de services aux entreprises, coté au Premier marché de la Bourse de Paris


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