Sony affûte l’ARM de ses Chromebooks

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Nvidia Tegra 2 processeur

Il fallait bien un troisième larron pour proroger l’aventure Chromebook. Sony annonce un ultraportable de 11,6 pouces, le VAIO VCC111, sous architecture ARM.

A l’appui d’un ultraportable de 11,6 pouces dénommé VAIO VCC111, Sony ravive la flamme d’une aventure Chromebook près de tourner court après un an de faux espoirs sous l’égide d’un concept resté abstrait malgré ses airs aguicheurs : le cloud.

Ultime sursis pour un écosystème Chrome OS qui peine à prendre racine, cette réincarnation fait la part belle à l’architecture ARM, aux dépens de la plate-forme x86, jusqu’alors monopolistique sur le segment.

Sans peur ni reproche au grand dam de son pari fou, Sony reprend les fondements du Chromebook originel : un noyau Linux et une déportation à distance des logiciels comme des services.

Les tâches de maintenance technique et d’administration en sont d’autant moindres, mais l’ensemble est dépendant d’une connexion à Internet et du stockage des solutions applicatives sur les serveurs de Google.

A la baguette de cette configuration dont il convient d’escompter des performances sans étincelle et une échelle tarifaire entre 400 et 500 euros, un Tegra 250 T25 muni d’un double coeur à 1,2 Ghz.

La résolution d’écran devrait tutoyer les 1366 x 768 pixels, pour un SSD de 16 Go et 2 Go de RAM, si toutefois Sony venait effectivement à s’aligner sur l’anecdotique offre en vigueur.

Au rang des faits avérés, Silicon.fr relève l’implémentation d’une interface HDMI, d’un lecteur de cartes multimédia SD et de deux ports USB 2.0.

L’autonomie de la batterie (vraisemblablement amovible, un bon point s’il en est) reste une inconnue. La mobilité constitue pourtant un enjeu primordial au vu du coeur de cible auquel se destine vraisemblablement le VCC111.

En l’occurrence, l’éducation, un marché visiblement plus porteur que le nomadisme d’entreprise ou ce grand public qui fait preuve d’une remarquable imperméabilité.

Déjà demandeurs à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de machines, les établissements scolaires et universitaires américains ont marché dans la combine de Google et son programme Chromebooks for Business and Education.

Pour 30 dollars mensuels, le bénéficiaire, élève, étudiant ou personnel enseignant, se voit octroyer un ordinateur, la garantie d’un support logiciel régulier et l’assurance d’une mise à jour du matériel tous les 2 ans.

Sony aurait-il tout intérêt à s’engager sur cette voie quitte à adopter une attitude attentiste ?


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