Spark : Microsoft France titille la petite étincelle start-up qui sommeille en vous

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En plein cœur de Paris, Microsoft créer une structure d’incubation pour transformer une idée en projet start-up. Avec un cycle de développement accéléré (trois mois). C’est payant mais accessible.

Vendredi matin, dans le quartier du Sentier à Paris, il y avait un bel aréopage de personnalités du monde numérique ou politique ce matin pour inaugurer l’espace Spark de Microsoft France.

Pêle-mêle, on trouvait Alain Crozier (Président de Microsoft France), Jean Ferré (division DPE), Gilles Babinet (“digital champion”), Roxanne Varza (relations start-up en lien avec Spark) mais aussi Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris (et candidate à la succession de Bertrand Delanoë), Jean-Louis Missika (adjoint au Maire de Paris chargé de l’innovation) et Jacques Boutault (maire du deuxième arrondissement).

Annoncé lors des derniers Microsoft TechDays de Paris, le nouveau pendant du programme Spark se concrétise.

Un accélérateur nouvelle génération“, selon l’expression de Microsoft qui vise à aider des entrepreneurs (novices ou expérimentés) pour qu’ils montent plus facilement un nouveau e-business.

C’est un nouvel espace physique de 300 mètres carrés qui a vocation à transformer rapidement une idée en fondement de projet start-up.

Il s’agit de cycles d’accompagnement intensif sur trois mois pour favoriser l’éclosion de nouvelle start-up. Seule condition pré-requise : que l’équipe fondatrice dispose de ses propres compétences en développement et qu’elle arrive avec son équipement hardware (PC portables, tablettes…).

13 start-up*, développant des modèles BtoB ou BtoC (souvent avec des jonctions cloud ou mobiles), figurent dans la première promotion de ce qui pourrait être présenté comme un structure d’incubation Spark.

Une prestation qui n’est pas gratuite mais, d’un avis consensuel, le recours aux ressources Spark n’est pas onéreux non plus.

C’est même plutôt un bon plan : comptez 150 euros par mois pour un start-upper en solo (grille des tarifs ci-dessous) : accompagnement personnalisé, accès gratuit aux logiciels maison (Windows, Office, Visual Studio…) et services (Windows Azure) de Microsoft pendant trois ans, ateliers thématiques réguliers pour jeunes pousses (“concevoir un business plan”, “trouver des financements”, “identifier le bon développeur…”).

Pour quelle contrepartie éventuelle de la part de Microsoft ? Aucune sur le papier. Microsoft ne cherche pas à prendre une participation dans les projets numériques naissants.

Même l’usage de ses solutions technologiques (Windows) et services cloud (Azure) de la maison Microsoft n’est pas exigé (mais les start-up baignent toujours un peu dans l’environnement).

“Nous sommes ouverts à toutes les technologies, y compris l’open source”, a précisé Jean Ferré dans sa présentation.

Microsoft Spark se concentre sur la partie de la phase de pré-amorçage, du marketing et du networking avec l’aide de Nicolas Coudière (Directeur Spark) et Roxanne Varza.

microsoft-spark-photo-groupeAu-delà d’une équipe de six permanents, sont sollicités une vingtaine de coaches techniques (piochés dans la réserve de la division Développeurs, Plateforme & Ecosystème de Microsoft France) et une poignée de mentors (généralement des entrepreneurs ou investisseurs du numérique) : Gilles Babinet (Captain Dash), Tariq Krim (JoliCloud), Arnaud Chiaramonti (Believe Digital), Marie Ekeland (Elaia Partners, cofondatrice France Digitale), Guillaume Lautour (IDInvest Partners), Daniel Marhely (cofondateur Deezer) ou Bruno Vanryb (Avanquest).

Parmi les partenaires mis en avant pour Spark, citons Bouygues Telecom Initiatives, Intel, The Founder Institute, France Angels, Kima ventures, l’INRIA et Startup Weekend.

Parmi les interventions politiques, Anne Hidalgo a fait la jonction avec le projet de constitutions de quartiers numériques dans Paris et a exprimé sa volonté de placer la capitale comme un pôle high-tech plus attractif au rayonnement européen face à Londres ou Berlin.

De son côté, Alain Crozier, Président de Microsoft France, a souligné les “compétences uniques dans le numérique en France”.

“A un moment donné, on doit se comparer aux autres”, fait-il remarquer. “Et la question n’est pas de savoir combien de start-up on a créé mais combien sont parvenus à un niveau susceptible de générer du business et de favoriser la création d’emploi.”

Cette nouvelle initiative “d’accélérateur nouvelle génération” élaboré par Microsoft France (cocorico) s’inscrit dans le programme éponyme de soutien aux start-up lancées en 2008 en France (re-cocorico) puis étendu au monde (ex-Idées, ex-BizSpark, maintenant Spark tout court).

Depuis sa création, BizSpark a ainsi soutenu le développement de 1200 start-up et a généré 7000 emplois en France, selon un décompte Microsoft.

Au menu Spark, trois formules de prestations start-up
Un accompagnement intensif sur 3 mois pour créer son appli ou sa start-up pour 149 euros/mois/personne
La réservation d’un bureau « à la journée » pour 9,90 euros/personne
La consultation d’un coach : gratuit

*Liste des lauréats de la première promotion Spark spécial rue des Sentiers : Jukeo (gestion collaborative de playlists live), Les mots pour le dire (applications pour smartphone sous forme de moteur de recommandation intelligent), Scrap&Share (scrapbooking digital), In Omnia Paratus (projet Warninterest, avertissement des menaces ou risques naturels), Forexgamer (jeu vidéo pour découvrir la Bourse de manière ludique), Billiz (recyclage et deuxième vie aux produits high-tech et électroménager), Master Courses (outil de comparaison pour faire ses courses moins chers), YouMiam (publication et partage de recettes de cuisine), Contagious Prod (Shot4Me, plateforme de missions photos géolocalisées dédiées aux particuliers), Hi Perf Logic (application collaborative),UBQT (second écran), Facten (veille), KickHub (“faciliter les donations faîtes à des logiciels libres”).


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