Stimuler l’entreprenariat via le numérique …Pas évident de faire passer le message

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La Commission européenne soutient le portail Watify censé “stimuler l’entrepreneuriat dans le secteur numérique”. Tout comme en France, les initiatives manquent parfois de conviction.

Il n’est pas toujours évident d’identifier les initiatives prises dans l’économique numérique au niveau européen. Néanmoins, on apprend à travers le site Internet de la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS, rattachée au ministère de l’Economie et des Finances) que la Commission européenne a lancé fin avril la plate-forme Watify.

Objectif : “stimuler davantage l’entrepreneuriat dans le secteur numérique en Europe”. Avec cette donnée statistique surprenante dont seule l’Union européenne a le secret : “6% seulement de la population de l’UE ont démarré leur start-up contre 13% aux États-Unis”.

Watify a été lancée en collaboration avec des spécialistes dans le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) de Deloitte Belgium, DIGITALEUROPE et EBN. Il s’agit d’un guide pour “éliminer les entraves à la création d’entreprises numériques en donnant aux candidats des solutions pour surmonter les obstacles financiers et pratiques qui les empêchent de concrétiser leurs idées”.

On y trouvera également des informations pour développer davantage leur entreprise grâce aux technologies numériques, des témoignages d’entrepreneurs en série et un espace “questions-réponses” sur les bonnes questions à se poser avant de s’y lancer. Pour être honnête, la plateforme n’est pas super stimulante pour créer son entreprise. Mais c’est un démarrage, allons-nous dire.

Créer son entreprise dans le numérique : trouver le bon tempo en France

Pour avoir une idée plus concrète de ce qui attendent les entrepreneurs, la récente conférence FailCon qui s’est déroulée le 17 avril au ministère de l’Economie et des Finances a permis de présenter une série de témoignages montrant les difficultés de monter une start-up et de percer avec son service Internet ou son application mobile. La Tribune s’est penchée sur quelques retours d’expérience qui font réfléchir.

Il est également possible de se renseigner auprès de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) qui a connu une période houleuse en raison des tergiversations politiques liées à sa réelle utilité publique et de lacunes dans son financement.

Fin avril, un nouveau président a été élu : Dominique Restino, fondateur du prix Moovjee et co-auteur d’un rapport sur l’APCE (avec Thierry Bert, inspecteur des Finances) remis au gouvernement en février dernier. En août 2013, Fleur Pellerin, alors ministre délégué à l’Economie numérique, avait évoqué l’idée d’une “école de l’entreprenariat” mais on attend la concrétisation de l’initiative.

Pour les modalités administratives de la création d’entreprise, un portail fédérateur a été inauguré fin 2013 sous la houlette d’ un groupement d’intérêt public (GIP) éponyme, regroupant le GIE infogreffe, l’INPI et l’État : Guichet-entreprises.fr.

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