Stripe lève 150 millions de dollars : vers le club select des « décacornes »

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La valorisation de Stripe s’approcherait des 10 milliards de dollars après un tour de table sans précédent auquel s’est joint le fonds « late-stage » de Google.

Une licorne de plus au portefeuille de CapitalG.

Après avoir mis ses billes dans CloudFlare, Snapchat ou encore Airbnb, l’ancien Google Capital a investi dans Stripe, dont il emmène, aux côtés de General Catalyst, le tour de table de Série D, annoncé à 150 millions de dollars.

L’entreprise américaine, qui fournit un système de gestion des transactions auquel les éditeurs de sites Internet et d’applications peuvent accéder via une API pour accepter les paiements par carte sans redirection ou connexion sur des services tiers, ressortirait valorisée à plus de 9 milliards de dollars.

Plusieurs actionnaires historiques remettent au pot, dont Sequoia Capital, qui avait participé au tour de financement précédent, officialisé à l’été 2015, avec Visa dans la boucle. Stripe était alors valorisé à 5 milliards.

Parallèlement à cette nouvelle levée de fonds, la société fondée en 2010 par les frères John et Patrick Collison (ce dernier occupant le poste de CEO) contracte, auprès de JP Morgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley, une ligne de crédit à hauteur de 250 millions de dollars.

Le timing est stratégique, tout du moins aux États-Unis : l’opération est annoncée en pleine période de Thanksgiving, où les ventes en ligne montent en flèche avec le Black Friday et le Cyber Monday. Et la marge de progression est grande, comme le relève le Wall Street Journal : selon eMarketer, seulement 9 % du commerce de détail à l’échelle de la planète se fera en ligne sur l’année 2016.

Au-delà des paiements et du modèle économique associé, basé sur des commissions, Stripe entretient la vision d’une plate-forme de services financiers.

Le lancement d’un module de gestion des paiements récurrents (Subscriptions) en a témoigné tout comme, plus récemment, l’ajout d’outils de prévention de la fraude (Radar) exploitant le machine learning.

L’offre s’est même diversifiée jusqu’à s’enrichir de prestations d’accompagnement à l’implantation de start-up aux États-Unis (Atlas), avec le concours de Silicon Valley Bank pour le financement, Orrick pour les affaires légales et AWS pour le cloud.

La diversification est appelée à se poursuivre à l’appui des fonds levés. Une enveloppe pourrait aussi être dédiée à des acquisitions.


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