Sun admis au conseil d’administration du WS-I

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L’organisation chargée de l’interopérabilité des services Web, le WS-I, organisme créé par Microsoft et IBM et dont Sun Microsystems avait été exclu dans un premier temps, a finalement admis ce dernier à son conseil d’administration. Les récentes tensions entre éditeurs autour des services Web vont-elles s’apaiser ?

Sur le front de la standardisation des services Web, les nouvelles sont contradictoires. Ainsi, pour la définition du standard relatif à l’orchestration des services Web, Microsoft et IBM semblent-ils décider à imposer leur spécification sans passer par les instances de standardisation, notamment le W3C (voir édition du 24 mars 2003). Mais voilà que Sun Microsystems vient d’obtenir un siège au comité de direction du WS-I (Web Services Interoperability Organisation), l’organisme chargé de définir les règles d’implémentation des standards des services Web pour en garantir l’interopérabilité. Or le WS-I avait clairement été initié en février 2002 par IBM et Microsoft pour sortir Sun du champ de la standardisation des services Web. Doit-on y voir un début d’apaisement des tensions qui règnent depuis plusieurs mois entre éditeurs ?

Pas vraiment, car le WS-I n’a pas réellement vocation à contribuer au processus d’élaboration des standards mais à fournir un cadre pour tester les implémentations commerciales et pouvoir labelliser, in fine, les produits s’y conformant. Les premiers travaux de WS-I ont porté sur les fondations techniques des services Web, à savoir SOAP, WSDL, UDDI. Et pour ces briques de base, IBM et Microsoft ont effectivement intérêt à impliquer l’ensemble de l’industrie et, en conséquence, à admettre Sun Microsystems au conseil d’administration. WebMethods a également obtenu un siège. Les autres membres sont Accenture, BEA, Fujitsu, HP, Intel, Oracle, SAP et bien évidemment IBM et Microsoft.


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