Sylvain Siou (VMware) : ” Les entreprises entrent dans une dimension IT-as-a-Service”

CloudVirtualisation

VMworld 2010 : Le spécialiste de la virtualisation VMware présente sa vision “IT-as-a-Service” et six nouvelles solutions orientées cloud et data center.

Editeur pionnier des solutions de virtualisation, VMware doit maintenant relever le défi du cloud.

A l’occasion de la session VMworld 2010 qui s’achève aujourd’hui à San Francisco, l’éditeur a présenté sa vision sur le modèle de services d’information à la demande (“IT-as-a-Service”), sur les infrastructures cloud et les outils destinés aux utilisateurs finaux (tableau 1).

Un paquet de six nouvelles solutions (création ou réactualisation) a été présenté pour apporter des réponses concrètes aux clients (voir tableau 2).

Sylvain Siou, Directeur technique de la zone Europe du sud / EMEA chez VMware, revient sur les points stratégiques (interview réalisée le 30/08/10)

ITespresso.fr : Quelle est la vision rafraîchie de la virtualisation de VMware avec l’essor du cloud ?
Sylvain Siou : L’objectif est de fournir un ensemble de solutions de virtualisation pour assurer la cohérence globale de l’organisation IT d’une entreprise (applications existantes installés sur site, outils SaaS, data centers, infrastructure publique, périphériques…).

ITespresso.fr : Comment décomposez-vous la vaste gamme des solutions orientées “IT-as-a-Service” ?
Sylvain Siou : VMware se concentre désormais sur trois couches superposées. Premier niveau : l’infrastructure de base pour déployer des services cloud (VMware Cloud Infrastructure and Management) avec la brique vCenter (outil d’administration, de supervision et de provisioning pour les machines virtuelles), vShield (partie sécurité) et vCloud Director (“plate-forme de type Amazon EC2”, la grosse annonce de VMworld). Au-dessus, on fournit la plate-forme applicative de services cloud (VMware Cloud Application Platform) dans laquelle on fournit tous les outils pour monter un cloud privé. Tout d’abord, Spring (un des frameworks de développement rattaché à VMware). Mais nous voudrions héberger le plus de frameworks applicatifs possibles sur notre plate-forme afin qu’ils discutent avec les middlewares et qu’ils exploitent au mieux l’environnement de virtualisation. Par exemple, ce serait le cas pour le framework Grails (langage Groovy, parallèle à Ruby on Rails). On peut présenter vFabric comme la couche middleware qui permet de faire tourner les applications écrites en Spring ou autre chose (on retrouve dedans Tomcat, les serveurs OSGI, les produits GemStone…). Troisième composant : Hyperic, un outil de monitoring et management pour data center. Salesforce.com a utilisé ces briques pour concevoir VMforce (Platform-as-a-Software) en cloud public. En revanche, pour ses besoins, Google va utiliser les technologies Spring pour Google App Engine (mais sans recourir aux technologies de virtualisation VMware pour l’instant). En troisième niveau supérieur, on trouve le volet “end user computing” (mais là honnêtement, je n’ai pas trouvé de traduction en français). On y trouve la nouvelle version 4.5 de View (virtualisation des postes de travail) qui permet une intégration avec la deuxième brique Thin App (virtualisation d’applications pour leur exécution sous Windows). Dans le futur, on pourra gérer les profils utilisateurs de manière unifiée plutôt que de gérer les périphériques. Troisième élément : la plate-forme collaborative Zimbra qui pourrait aussi se rapprocher de View et Thin App.

(Lire la fin de l’interview page 2)