Taatu organise des boums virtuelles avec Universal Music

Mobilité

Grâce à un accord avec la maison de disques, le monde virtuel Taatu pourra proposer à ses membres de diffuser de la musique en streaming.

L’industrie du disque multiplie des accords d’un nouveau genre avec les acteurs Internet, que ce soit des Web radios (partenariat avec la SPPF), des jukebox virtuels (liant Sony-BMG et Deezer.com par exemple) ou les fournisseurs d’accès Internet (Universal Music France avec Neuf).

Voici une nouvelle preuve de cette effervescence : la maison de disques Universal Music, propriété du groupe Vivendi, et Taatu, une communauté virtuelle d’orgine belge qui scrute depuis un an le marché français, ont signé un accord. Tous les membres de ce monde virtuel pourront écouter l’ensemble des titres du catalogue de la major en streaming. Taatu organisera aussi des concours dotés de privilèges liés aux artistes estampillés Universal Music, sous forme de places de concert, DVD ou tee-shirts.

Les deux sociétés n’ont pas communiqué publiquement les termes financiers de contrat même si au regard du modèle du service, le partage de revenus publicitaires semble être le plus cohérent. “Cette coopération sera sans nul doute une référence dans l’histoire de l’industrie musicale”, se réjouit Philippe Moitroux, PDG de Taatu, cité dans le communiqué de presse.

Se rapprocher des nouveaux usages Internet

Lancé en 2005 et comptant à ce jour un demi-million de membres, Taatu s’adresse en particulier à la cible des 10-19 ans. Décliné en trois langues, son modèle économique est axé sur la vente de produits publicitaires immersifs, autrement dit intégrés dans la communauté.

Reste à savoir si ce genre d’initiative liant monde virtuel et musique suffira à réduire le téléchargement illégal de musiques protégées qui donne tant de sueurs froides à Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France.

Sur Vnunet TV, consultez l’interview vidéo de Yannick Bollati (Taatu.com) : “Il y a encore de la place pour des mondes virtuels sur le marché français” (13/12/2006)


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