Tablettes : difficile de réparer la Surface Pro 2

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iFixit, qui s’est livré au démontage en règle de la Surface Pro 2, décrit la tablette de Microsoft comme quasi hermétique à toute intervention technique. C’était déjà le cas pour le modèle de première génération.

Batterie collée, fragilité de la nappe écran, visserie dissimulée, panneau LCD fusionné à son revêtement protecteur : la réparabilité de la Surface Pro 2 laisse à désirer.

iFixit, qui s’est livré à son désossage en règle, la considère quasi hermétique aux interventions techniques.

L’indisponibilité d’un manuel de service, la complexité de remplacement de certains composants et une évolutivité minimale sont quelques-uns des autres inconvénients qui valent à la nouvelle tablette de Microsoft une note de 1 sur une échelle de 10.

Un avantage pour la Surface Pro 2 : la batterie n’est pas soudée à la carte mère. Mais l’ouverture du châssis peut entraîner la rupture de la nappe écran.

En outre, Microsoft abuse de colle et d’adhésifs, qui rendent toute opération délicate. Ainsi, la simple séparation de l’écran requiert l’utilisation conjointe d’une source de chaleur (typiquement, un sèche-cheveux) et d’un système de leviers multiples.

Il est aussi très difficile de remplacer la dalle tactile, car elle est fixée au verre protecteur.

D’une génération à l’autre, l’agencement d’ensemble ne paraît pas avoir été optimisé : on retrouve toujours plus de 90 vis, dont 52 – de trois types – pour maintenir la carte mère dans son berceau de plastique durci.

L’offre de composants évolue, en revanche : pas la batterie (toujours 42 Wh), mais la mémoire vive, désormais fournie par SK Hynix, tout comme la flash NAND, avec des puces de 32 Go accompagnées chacune de 32 Mo de cache.

Avec une note de 1/10, la Surface Pro 2 fait moins bien que l’iPad de 4e génération (2/10), tout particulièrement pointé du doigt pour la fragilité de son écran.

Aux antipodes, Amazon se distingue avec sa Kindle Fire, qui préfère les connecteurs à la colle et renferme des vis standard. Idem pour la Kindle Fire HD, qui adopte en plus un code couleur et une carte son remplaçable.

Un ton en dessous, on retrouve Google et ses Nexus 7 / Nexus 10, dont la réparation, sans s’avérer démesurément complexe, est surtout chronophage.

Dell trône au sommet du palmarès avec la Latitude 10, une tablette professionnelle commercialisée à partir de 499 euros TTC : câbles clairement labellisés, batterie facile à retirer et amovibilité des capteurs d’images sont ses principaux arguments.

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Crédit illustration : iFixit.com


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