Teach on Mars : le e-learning BtoB à la sauce mobile lève des fonds

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À l’origine d’une plate-forme de formation professionnelle développée pour le mobile, Teach on Mars lève 2,2 millions d’euros.

Timing respecté pour Teach on Mars.

En novembre dernier, la start-up positionnée sur le marché du « mobile learning » confiait au réseau azuréen d’entreprises du numérique Telecom Valley – dont elle est membre – avoir l’intention de finaliser, d’ici au printemps 2017, une levée de fonds d’un montant compris « entre 2 et 4 millions d’euros ».

Voilà l’opération bouclée… dans le bas de la fourchette. Elle se monte en l’occurrence à 2,2 millions d’euros, avec la participation de Bpifrance et de la structure parisienne d’accompagnement de jeunes pousses TheFamily.

Ce financement s’ajoute à la levée d’amorçage de 300 000 euros que Teach on Mars avait réalisée peu après le démarrage de ses activités, qui remonte officiellement au 1er juin 2013.

Un pied à Paris

teach-on-mars-appDans la pratique, le projet est en route depuis début 2012, sous l’impulsion du président-fondateur Vincent Desnot.

L’intéressé est à l’origine de la plate-forme de formation professionnelle en ligne Epistema, fondée en 2000 et revendue 9 ans plus tard au spécialiste de l’apprentissage à distance CrossKnowledge. Il y a côtoyé Tanguy Deleplanque et Quentin Dérunes, qui sont aujourd’hui ses associés – même si ce dernier n’exerce pas, tout du moins sur le papier, de fonction dirigeante.

Basé à Valbonne (Alpes-Maritimes), au sein de la technopole Sophia Antipolis, Teach on Mars s’est installé en septembre dernier à Paris, dans les locaux du Village by CA. La pépinière de start-up du Crédit Agricole accueille environ un quart de son effectif d’une vingtaine de personnes, le reste de l’équipe travaillant au siège, selon Ecomnews.

Dans la continuité de la levée de fonds, les recrutements vont s’accélérer, tout particulièrement sur le volet R&D. Des postes sont ouverts pour des développeurs PHP, iOS et Android ou encore un designer UX. Il est question d’atteindre, au global, les 30 collaborateurs d’ici au mois de juin, puis les 40 en fin d’année.

En toile de fond, un renforcement des positions à l’international, à commencer par l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie… et l’Espagne, où Teach on Mars s’est récemment rendu, dans le cadre du Mobile World Congress.

Le « coup de cœur du jury » lui avait été remis quelques jours en amont, à l’occasion du concours « Business France Orange Award », mettant en lice les 109 start-up de la French Tech qui allaient s’envoler pour Barcelone.

Nouvelles méthodes

De retour au bercail, Vincent Desnot expliquait à Nice-Matin avoir pu rencontrer des grands comptes européens parmi lesquels un constructeur automobile.

Teach on Mars surveille le développement de la connectivité dans ce secteur qui constitue un prolongement naturel de ses technologies dites « 100 % mobiles ».

Sa plate-forme de formation est effectivement orientée, depuis sa création, sur les smartphones et les tablettes. Au-delà de l’interface (qui reste malgré tout accessible sur le Web), la réflexion a porté sur les formats, dits plus courts, plus « ludiques » et plus globalement adaptés à « une consommation de la formation plus personnalisée et plus ‘pervasive’ ».

À la suite d’une expérimentation avec Psychologies Magazine sur un parcours de formation pour gérer son stress, le premier contrat avait été signé en mars 2014 avec Clarins (produits cosmétiques). Depuis lors, des références comme Bouygues Telecom, EDG, L’Oréal, TomTom, Vinci et Saint-Gobain ont rejoint la boucle, accompagnant la montée en puissance de Teach on Mars sur le BtoB.

Brique centrale de cette offre qui comprend aussi une solution de création de jeux éducatifs (Quiz on Mars), l’app Teach on Mars Enterprise pour iOS et Android est assortie de connecteurs qui permettent d’interfacer des services comme Google Analytics. Elle inclut messagerie, flux d’actualités, notifications push, intégration des réseaux sociaux, rappels d’agendas et une bonne dose de gamification.


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