Technologies-clés : un fichier public et gratuit de 1100 laboratoires français

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La DGE, issu du Minefe, a mis en ligne une vaste base de données de la R&D publique et privée dédiée à 83 “technologies-clés pour l’avenir de la France”.

Mille cent laboratoires français, privés ou publics, sélectionnés pour leurs travaux sur les 83 domaines identifiés par l’administration comme des technologies-clés pour l’avenir. Et pour chacun de ces centres de recherche, un descriptif précis de leurs domaines d’expertise, de leurs partenariats, de leurs originalités et des personnes à contacter est proposé. Le tout est gratuit et dépourvu de publicité.

Telle est l’outil, intitulé “base de données Technologies-clés : identification des centres de recherche à fort potentiel”, que la Direction générale des entreprises (DGE), issu du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, vient de mettre en ligne, à destination des sociétés. “L’objectif est d’aider les entreprises à rechercher facilement de l’information sur les technologies qui les intéressent”, commente Michel Aribart, chargé de mission au sein du service des politiques d’innovation et de compétitivité, à la DGE.

Ce gigantesque fichier est la suite du rapport “Technologies-clés 2010” publié en septembre 2006 et qui avait permis d’identifier les 83 technologies jugées les plus prometteuses, par la DGE, pour l’industrie française à un horizon de cinq à dix ans. Il complète la liste des centres retenus pour faire partie des pôles de compétitivité.

Les études pour la mise en place de cette base de données ont commencé en 2006. L’identification des laboratoires présents dans cette liste a été confiée à l’ADIT (Société Nationale d’Intelligence Economique), un cabinet de prospective et de veille technologique contrôlé majoritairement par l’Etat. “Ces labos sont tous reconnus au plan international, précise Michel Aribart . Ils ont été choisis pour leurs publications et leurs participations à des événements internationaux, comme les conférences.”

Les autres critères retenus sont les dépôts de brevets récents et la participation à de grands programmes de recherche nationaux, européens ou internationaux.

17 spécialités dans les TIC

La navigation sur Expertises2010.com est aisée. Les
1100 organismes sont répartis en huit grands domaines, qui correspondent à la nomenclature établie pour l’étude “Technologies-clés 2010” : Technologies de l’information et de la communication, Matériaux – Chimie, Bâtiment, Énergie – Environnement, Technologies du vivant – Santé -Agroalimentaire , Transports, Distribution – Consommation, Technologies et méthodes de production.

Puis, chacun de ces huit domaines est éclaté en technologies-clés.
Un clic sur Technologies de l’information et de la communication, par exemple, fait apparaître 17 spécialités, dont la gestion de la micro-énergie, le stockage de l’information numérique, la RFID, les cartes sans contact, la virtualisation des réseaux, les technologies du Web sémantique…

Poussons la recherche plus loin : un nouveau clic sur “Technologies du Web sémantique” et s’ouvre une fenêtre avec neuf centres de recherche. Le premier d’entre eux, par exemple, est l’équipe GEMO, spécialisée dans “l’Intégration de données et de connaissances distribuées sur le Web”, située en Ile-de-France.

Nouveau clic et on arrive à la fiche de l’équipe Gemo : ses expertises (gestion de données XML en P2P, entrepôts thématiques de contenu du Web… ) ses collaborations ou partenariats (WebContent 2006-2009 avec le CEA, Thales, EADS, Bongrain, Xyleme, Exalead… ), ses particularités, son effectif, sa forme juridique, son adresse et les coordonnées de la personne à contacter (il s’agit de Serge Abiteboul, responsable scientifique, en l’occurence que nous avons récemment interviewé).

Afin de limiter les erreurs, l’Adit a soumis leurs fiches à tous les centres, pour vérification.


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