Terrorisme : Twitter intensifie le rythme de fermeture de comptes pro-Daech

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Dans un point d’étape, Twitter assure que le filtrage des comptes relayant la propagande djihadiste s’accentue avec des moyens et des collaborations renforcés.

Depuis mi-2015, Twitter a contribué à la fermeture de 360 000 comptes pour menace ou apologie d’actes terroristes. Une tendance au filtrage à la propapange de l’organisation Etat Islamique qui s’est accélérée : 235 000 comptes ont été clos dans la période février – août 2016. Mais la bataille risque d’être infinie : pour un compte menaçant fermé, combien d’ouvertures nouvelles tout aussi inquiétantes…La vigilance permanente est donc de vigueur.

« Les suspensions journalières ont augmenté de 80 % depuis l’année dernière, avec des pics de suspensions immédiatement après les attaques terroristes », assure l’équipe de Twitter. Les moyens de détection et de suppression des comptes suspects ont été renforcés, selon le groupe Internet : effectif mobilisé sur le sujet, traitement des signalements, outils technologiques, capacités linguistiques…

« Il n’existe pas d’algorithme magique pour identifier le contenu terroriste sur Internet. Mais nous continuons à utiliser d’autres formes de technologie, telles que notre outil propriétaire de lutte contre le spam », commente Twitter dans une contribution blog de synthèse.

Pour tenter d’endiguer les appels à la haine via la plateforme de micro-blogging, les efforts de collaboration avec certains pays plus affectés par les affaires de terrorisme et de partage d’information entre réseaux sociaux se sont également intensifiés.

Twitter accusé de favoriser la propagande djihadiste

En France, Twitter s’est rapproché des autorités publiques pour accentuer la lutte contre la diffusion de messages de haine. La plateforme communautaire est régulièrement sollicitée dans le cadre de réquisitions judiciaires. Le 22 avril 2015, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait reçu les grands opérateurs américains de l’Internet (Google, Facebook, Microsoft, Apple sans oublier Twitter) après avoir effectué une visite dans la Silicon Valley deux mois plus tôt.

En complément, l’équipe Public Policy de Twitter a entamé des collaborations avec des organismes dans le monde ayant vocation à lutter contre la propagation des discours et messages extrémistes sur Internet, comme Parle-moi d’Islam (France), Imams Online (UK) ou True Islam (USA).

Twitter doit veiller à son image de marque car des procédures judiciaires liées à des affaires terroristes risquent de le déstabiliser comme ce procès enclenché en Californie par une citoyenne qui accuse Twitter de favoriser la propagande djihadiste (une allégation qui n’a pas été retenue sous cette forme par la justice américaine en l’état actuel).

(Crédit photo : crédit photo : archive Itespresso)


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