Test Kensington KeyFolio Expert : quand les claviers se plient en quatre (bonus galerie photos)

Mobilité
Kensington KeyFolio Expert : clavier pour Android et Windows

A mesure que les tablettes font leur nid en entreprise, se fait ressentir la nécessité de leur adjoindre un clavier. Dans cet esprit, Kensington met en lumière son KeyFolio Expert. Tour d’horizon et galerie photos.

A l’épreuve du quotidien

Au déballage, l’on découvre le KeyFolio Expert lové dans un insert cartonné sur lequel figure un mode d’emploi express, tout en images, pas forcément explicite, mais en est-il vraiment besoin ?

Pour s’enquérir des quelques fonctionnalités additionnelles, typiquement la procédure de couplage à une tablette, il conviendra de se tourner vers le manuel multilingue et ses 8 pages détaillées en français.

En conformité avec la mauvaise impression que laisse une pesée à 295 grammes (près de 50% de la masse d’une tablette conventionnelle), l’on découvre un produit volumineux au possible.

Mais s’il occupe de l’espace une fois étalé de tout son long, le KeyFolio Expert se replie en un tournemain.

Il adopte par ailleurs des matériaux nobles. Exit le plastique, excepté pour la partie clavier en elle-même, qui fait preuve d’un haut niveau de résistance aux agressions du quotidien, y compris les éraflures de petits objets tels des stylos.

Pour l’utilisateur, le principe est simple et le concept, modulaire. Quatre parties égales se meuvent, se superposent et s’inclinent à différents angles, pour autant de postures de travail étonnantes de stabilité.

Le tout est effectif sans pieds antidérapants, y compris sur les surfaces les plus lisses comme une table métallique. Le KeyFolio n’y bouge pas d’un iota.

En outre, l’utiliser sur les genoux ne pose pas de problème. Porter un pantalon en jean favorise littéralement l’adhérence, un avantage abasourdissant, mais bien réel.

Toutefois, avant même de fixer une tablette, le regard se porte tout naturellement sur la partie clavier.

Hormis quelques raccourcis barbares gravés dans le marbre et imprimés noir sur blanc dans le manuel d’utilisation (CTRL – FN – F pour réinitialiser ; CTRL-FN et des touches personnalisables pour basculer entre les modes Android et Windows), l’agencement est cohérent.

Si ce n’est une impasse notoire : les signes supérieur (>) et inférieur (<) n’ont pas de touche dédiée. Ils sont déportés sur le SHIFT gauche et doublés à l’autre extrémité, sur la touche étoile. Un artifice qui siéra aussi bien aux gauchers qu’aux droitiers.

La rangée supérieure offre 12 touches de fonction, par défaut accessibles d’un seul doigt, sans avoir à se soucier du modificateur FN, situé en bas à gauche sur le clavier, et qui n’est là qu’en supplément.

Plus regrettable, le réglage de la luminosité passe à la trappe au profit de raccourcis : recherche rapide, lancement du navigateur Web, ouverture de l’explorateur de fichiers et accès au menu des paramètres.

Bonne nouvelle, la touche de suppression (Suppr.) est au rendez-vous, elle qui s’affiche aux abonnés absents sur nombre de ces claviers, contraignant à effacer par la droite.

En contrepartie, la tabulation perd quelques millimètres, au même titre qu’un pavé directionnel ramassé.

Plus contrariant, les touches pâtissent d’un jeu prononcé, notamment la barre d’espace. Elles sont également montées de telle sorte qu’il se forme un soupirail dans lequel s’engouffrent la poussière et les miettes.

Avant une première utilisation, Kensington conseille de revigorer la batterie. Il n’est pas fait mention d’une quelconque technologie de prévention des surcharges ; aussi, l’on aura soin de mettre soi-même fin au processus à l’extinction de la diode témoin.

Dans le noir complet, ce voyant indicateur, le seul à bord du navire KeyFolio, brille de mille feux. On a vu plus discret en la matière.

Les plus exigeants interpelleront volontiers Kensington quant à l’absence d’un port USB hôte, voire d’un système de recharge par énergie solaire.

Des fonctionnalités secondaires qui auraient très certainement rehaussé un prix déjà élevé, fixé en l’occurrence à 99,99 euros.

Il est plus dommageable qu’à un tel tarif, le pack inclue un câble microUSB chiche, certes suffisamment long (une bonne quarantaine de centimètres) et d’une connexion solide, mais à la section terriblement fine, qui n’inspire guère que la fragilité.


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