Thomson Angers en liquidation judiciaire : dure limite du redressement productif

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La fin de la filiale locale du groupe Technicolor va entraîner la suppression de 350 postes. Mais l’agglomération d’Angers veut acquérir le site industriel.

Le tribunal de commerce de Nanterre a placé en liquidation judiciaire Thomson Angers sans poursuite d’activité.

Alors la filiale du groupe français Technicolor (spécialiste du traitement de l’image numérique) se trouvait en redressement judiciaire depuis le mois de juin.

Cette société angevine dispose d’un effectif de 350 personnes.

Aucune solution de reprise n’a vraiment émergé malgré des pistes ébauchées par l’intermédiaire d’Eolane (sous-traitance électronique) ou France Telecom (lié à Thomson Angers par un important contrat de fourniture de décodeurs).

En fin de semaine dernière, Fleur Pellerin, ministre déléguée déléguée PME – Innovation – Economie numérique – s’était rendue sur place pour inaugurer le nouveau campus de l’école d’ingénieurs ESEO.

Elle avait fait une intervention publique surprise sur le cas de Thomson Angers.

Selon les éléments recueillis par Ouest France, la représentante du gouvernement avait déclaré que le “gouvernement et les collectivités locales sont très mobilisés pour trouver une solution”.

Tout en reconnaissant qu’elle avait du mal à communiquer avec la direction de Technicolor.

“Qu’ils assument leurs responsabilités sociales, qu’ils assument leurs responsabilités industrielles vis-à-vis du site de Thomson Angers qui a été un des fleurons de l’électronique et des télécoms de France.”

Avec l’annonce de la liquidation judiciaire, l’agglomération d’Angers a fait savoir qu’elle était prête à acquérir le site industriel de Technicolor dans la ville mais aussi “de l’appareil de production afin qu’il puisse servir aux entrepreneurs de l’électronique intéressés”.


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