Trois boîtiers numériques à 5 mégapixels

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Les 5 millions de pixels débarquent dans les appareils photo numériques. Certes, les fonctions et les prix les destinent plus aux professionnels et amateurs éclairés (et fortunés) qu’au grand public mais cette arrivée massive de pixels est loin d’être marginale. Quelques constructeurs montrent déjà la voie, notamment Sony, Nikon et Olympus.

Les appareils photo numériques à 3 mégapixels étant désormais monnaie courante, les constructeurs se ruent sur le “pentamégapixel”. A commencer par Sony, absent des boîtiers argentiques mais très actif dans le numérique. Successeur du CyberShot DSC-F505, le DSC-F707 intègre le capteur CCD 5,24 mégapixels (pour 5,04 effectifs) que Sony avait d’abord livré à Minolta. Un gage de qualité, donc. Ce capteur permet de générer des images en 2 560 x 1 920 pixels, en Tiff, Jpeg et même Gif. L’optique assurée par Zeiss offre un zoom équivalent à 38-190 mm en 35 mm, soit une large focale x5 doublée en mode numérique. A 38 mm, la mise au point commence à 2 cm. De quoi réaliser de belles macros. Autre nouveauté par rapport au F505, le F707 intègre un viseur électronique en plus de l’afficheur LCD. La mesure de la lumière s’effectue sur 49 zones (en fait, une cellule multizone divisée en 49 segments) codant chaque couleur primaire sur 14 bits. Flash automatique avec mode NightShot pour les photos en pleine obscurité, préselection des modes de prise de vue, enregistrement vidéo et stockage sur MemoryStick. Le prix devrait tourner autour des 11 000 francs pour une disponibilité en octobre.

Nikon, acteur incontournable de la photo tant argentique que numérique, propose lui aussi son modèle “pentamégapixel” avec le pragmatique CoolPix 5000. Le capteur CCD offre deux formats : le 2/3 de pouce pour des photos en 2 560 x 1 920 ou le 3/2 en 2 560 x 1 700. Le CoolPix 5000 offre par ailleurs un traitement algorithmique de réduction du bruit vidéo pour améliorer l’image. S’inspirant du 995, le 5000 reprend la mise au point sur cinq collimateurs qui facilite la capture de sujets décentrés. Fonction pratique, notamment avec le grand angle de 28 mm qu’offre l’objectif (28-85 mm). Là aussi, la mise au point commence à 2 cm. Le zoom numérique multiplie la focale par quatre. La mesure de la lumière s’effectue sur 256 segments ! L’écran de contrôle LCD de 1,8 pouce s’articule sur 270 degrés. Une souplesse qui offre des angles de vue “imprenables” au viseur optique. La vitesse d’obturation s’élève à 1/4 000e de seconde pour une capacité de trois captures par seconde. Un mode balance bracketing permettra au photographe de choisir la “bonne” image parmi plusieurs expositions. Signalons que le CoolPix 5000 supporte les cartes mémoire CompactFlash de type I et II et est livré avec une carte de 32 Mo. Le prix, 11 145 francs, reste raisonnable. Mais il faudra patienter jusqu’à décembre, date de sa disponibilité en France.

Enfin, Olympus complète sa gamme professionnelle avec le Camedia E-20P, successeur du E-10 dont il reprend la base mais avec un capteur 5,24 mégapixels (4,95 effectifs). Il conserve notamment la “vraie” visée optique reflex. Si le zoom offre une agréable focale de 35-140 mm (avec une belle ouverture à F:2.0-2.4), il n’est pas interchangeable. Mais son diaphragme s’étend à F:11 (contre F:8 pour l’E-10). Le format des images va de 640 x 480 à 2 560 x 1 920 en qualité Tiff, Jpeg et Raw. Le E-20 dispose d’un mode d’obturation un peu particulier. Si le mode “manuel” s’arrête à 1/640e de seconde, un mode “électronique” qui simule un capteur progressif (analyse simultanée des lignes paires et impaires) à partir du capteur entrelacé (qui enregistre les lignes impaires puis les paires) permet au boîtier d’atteindre l’incroyable vitesse d’1/18 000e de seconde. On se demande cependant à quoi cela peut servir, d’autant qu’en réalité, l’image est enregistrée en mode Jpeg uniquement et en 1 792 x 1 344 au maximum. Avec sa portée de près de 9 mètres en grand angle (selon le constructeur), le flash intégré se veut puissant. Enfin, l’Olympus accepte aussi bien les SmartMedia que les CompactFlash, notamment de type II, ce qui permet de recevoir le Microdrive d’IBM. Mais tout cela a un coût : près de 19 000 francs.


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