Trusk lève 2 millions d’euros pour aller « bouger des trucs » à Londres

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Deuxième levée de fonds de l’année pour Trusk, qui prépare l’implantation à Londres de son service en ligne de transporteurs à la demande.

Le compteur monte pour Trusk, qui ne cache plus ses envies d’ailleurs.

Au sortir d’une première levée de fonds officialisée au mois d’avril pour un montant de 500 000 euros, la jeune pousse basée à Paris se projetait déjà vers le marché anglais, qu’elle jugeait plus mature que la France pour l’exploitation de son service en ligne de transporteurs à la demande.

La voie vers Londres s’ouvre un peu plus avec un deuxième tour de table annoncé à 2 millions d’euros.

Investisseur de la première heure, le groupe Mobivia (Norauto, Midas…) remet au pot, par l’intermédiaire de l’accélérateur Via ID, qui lui est rattaché.

L’opération est marquée par la participation du VC Global Founders Capital, cofondé par l’ancien DG associé de Delivery Hero… et les deux frères Samwer, à l’origine de Rocket Internet.

TheFamily est également dans la boucle. La structure parisienne d’accompagnement de start-up héberge Trusk depuis plus d’un an dans ses locaux du 4e arrondissement. Et elle dispose d’une antenne dans la capitale britannique.

Le mobile ? On verra

Avec sa plate-forme dédiée à la mise en relation avec des transporteurs pour l’acheminement de tous types d’objets d’un point A à un point B, Trusk se présente comme un « bougeur de trucs ».

Sa clientèle « directe » est essentiellement composée d’entreprises parmi lesquelles Casino, Ikea, Leroy Merlin et Bio c’ Bon. Il est toutefois possible de recourir au service pour un déménagement  ou l’enlèvement d’encombrants. Des jonctions ont par ailleurs été établies avec des fournisseurs de box de stockage.

Trusk a la particularité de ne pas proposer d’application mobile. Un choix délibéré, selon la société, étant donné que sur les prestations qu’elle propose, il n’y a «pas de récurrence dans les achats ».

Le client final est invité, pour obtenir une estimation du prix tenant compte de 20 % de commission que prélève Trusk, à renseigner les adresses de départ et d’arrivée, puis à sélectionner diverses options : type de camion, besoin de l’aide d’une ou deux personnes et temps estimé de manutention. Un simulateur est disponible pour aiguiller le choix.

En cas d’acceptation de l’offre, le client reçoit, par e-mail, un lien permettant d’accéder au détail de la livraison et de la valider. Le paiement se fait par carte bancaire.

Qualité pro

trusk-essaiLa « mission » est envoyée à plusieurs partenaires (les « truskers »), notamment en fonction de leur proximité géographique. Selon les engagements de Trusk, un livreur arrive dans un délai d’une heure (temps moyen indiqué : 28 minutes, sachant que le service fonctionne à Paris et petite couronne, 7 jours sur 7 de 8 h à 23 h).

Ces « truskers » doivent impérativement être des professionnels, au sens de « personnes physiques ou morales exerçant le métier de prestataire en transport public routier de marchandises ». D’après Trusk, c’est le seul moyen de conserver la qualité de service.

À l’image d’Uber pour le transport de particuliers, la start-up ne parle pas d’un processus de recrutement, mais « d’onboarding ». Une procédure qui diffère en fonction du statut des candidats (particuliers, autoentrepreneurs, entreprises) et de leur détention ou non d’une capacité professionnelle.

Pas de relation de salariat, donc, mais des obligations, comme celle inscrite au point 6.6 des CGU : « Le Trusker reconnaît et accepte expressément que, dans l’hypothèse où il obtiendrait une moyenne inférieure à 4/5 sur le mois, Trusk se réserve la faculté de ne plus lui communiquer de demande de livraison […] ».


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