Uber lève encore des fonds : en dessous d’un milliard, t’as plus rien

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Nouveau bond pour Uber (application VTC) qui lève 1,6 milliard de dollars auprès de Goldman Sachs sous forme de dettes convertibles.

Uber n’est jamais rassasié. Il vient de lever 1,6 milliard de dollars auprès de Goldman Sachs sous forme de dettes convertibles  (convertible debt en anglais) pour approfondir son expansion mondiale.

Quel est l’intérêt d’utiliser ce mode de financement ? On peut considérer ce levier comme un emprunt traditionnel pouvant se transformer en une cession d’une partie du capital lors d’un événement financier futur.

Lors d’un autre tour de table voire une IPO par exemple. Et cela se transforme en un véritable investissement.

L’éditeur d’applications pour le transport individuel de passagers au automobile (comme le segment VTC pour voiture de tourisme avec chauffeur) n’arrête pas de brasser de l’argent.

Fin 2014, le CEO Travis Kalanick confirmait une levée de fonds de 1,2 milliard de dollars. Six mois plus tôt, il avait bouclé un autre méga-tour de table de 1,4 milliard de dollars.

Selon TechCrunch, Uber a levé 4 un montant total de 4 milliards de dollars en presque cinq année d’existence.

La valorisation de la société Internet californienne, soutenue par Google et des fonds d’investissement (Menlo Ventures, Kleiner Perkins Caufield & Byers, Summit Partners, BlackRock, Wellington Management, Benchmark…), atteindrait désormais plus de 41 milliards de dollars.

Uber est désormais présent dans plus de 200 villes et 54 pays. Mais le service génère des tensions avec les compagnies traditionnels de taxis voire les concurents du segment VTC.

Car Uber flirte avec les frontières de la légalité pour avancer plus vite dans son mode hyper-croissance. Quitte à susciter des polémiques qui finissent en procédures judiciaires et à bousculer le cadre législatif comme c’est le cas en France.

Dans un entretien accordé au Monde, Travis Kalanick tente d’apaiser les tensions. Il propose que sa société “travaille avec les gouvernements pour établir un cadre, ce qui permettrait de créer des emplois et d’augmenter les recettes fiscales des pays”.

L’audacieux Net-entrepreneur s’engage même à créer 50 000 emplois (c’est à dire des chauffeurs affiliés aux programmes Uber) dans l’Union européenne.


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