uberGREEN : feu vert à Paris dans le sillage des taxis

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Après le Portugal et l’Afrique du Sud, la France accueille, en phase de test, le service uberGREEN, fondé sur des véhicules 100 % électriques ou hybrides.

« Il est urgent d’abandonner la possession pour passer à l’usage de voitures partagées ».

Thibaud Simphal, DG France d’Uber, annonce clairement la couleur* dans une tribune au titre aussi assertif : « Voilà pourquoi la voiture est la solution pour lutter contre… les bouchons ? ».

À trois jours du verdict dans le procès uberPOP, le dirigeant réaffirme la pertinence du modèle de sa société.

Évoquant notamment la complémentarité avec les transports en commun, il revient sur uberPOOL, cette offre de « partage de trajets » qui réunit « plus de 50 000 passagers » chaque semaine à Paris.

La capitale, qui constitue régulièrement le premier terrain d’implantation d’Uber hors des États-Unis pour ses différents services (par exemple, uberX et UberEATS), est le théâtre d’une nouvelle expérimentation lancée de lundi 6 juin 2016.

Son nom : uberGREEN. Son principe : intégrer, dans l’application Uber, une option pour réserver des véhicules 100 % électriques ou hybrides, au même prix que les berlines proposées dans le cadre de l’offre uberX.

Sont mentionnés « plusieurs centaines de véhicules » disponibles, dont des Nissan Leaf et trois références de chez Toyota (Prius, Prius+ et Auris) avec, À la clé, « 20 à 80 % d’émissions de CO2 en moins » par rapport aux voitures essence ou diesel.

De la compagnie (de taxis)

ubergreen-parisParis n’est pas la première ville à accueillir un tel pilote. Cela fait trois mois qu’uberGREEN est exploité au Portugal, également, en phase de test, avec une flotte d’une vingtaine de véhicules entre Lisbonne et Porto.

Pour l’heure, le bilan est… « imagé ». Au bout d’un mois d’exploitation, Uber disait avoir économisé la quantité de dioxyde de carbone qu’aurait dégagé la production de 7,6 tonnes de papier. Un mois plus tard, on en était, toujours en équivalent carbone, à 10 tonnes de ciment.

uberGREEN a également fait l’objet d’une expérimentation en Afrique du Sud, à Johannesburg, du 9 mai au 5 juin avec des BMW i3 et des Nissan Leaf.

Un petit tour sur les réseaux sociaux avec le hashtag #uberGREEN et on s’aperçoit que les retours sont plutôt positifs. Une remarque ressort cependant régulièrement : l’offre ne satisfait parfois pas la demande.

S’inscrivant dans la lignée de la mairie de Paris pour ce qui est de l’angle écologique de la démarche, Uber se positionne sur un marché que G7 (groupe Rousselet) a récemment investi avec 3 000 véhicules électriques ou hybrides – soit « près de 40 % » de son parc.

La compagnie de taxis exploite des Prius, mais aussi des Mercedes Bluetech classe E et des Tesla modèle S (voir en page 5 du dossier relatif à la « nouvelle identité de marque » adoptée cette année).

Crédit photo : dennizn – Shutterstock.com


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