Vente de Skype : les fondateurs s’inscrustent finalement dans le deal

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Niklas Zennström et Janus Friis et leur société Joltid arrachent une part de Skype dans la nouvelle répartition capitalistique. La guerre est finie ?

Coup de théâtre dans la cession de Skype. Les fondateurs du service de téléphonie sur Internet obtiennent une partie du capital sous la menace d’une bataille judiciaire portant sur le code informatique.

Niklas Zennström et Janus Friis ont fait pression sur eBay (vendeur de Skype) et un groupe d’investisseurs mené par le fonds Silver Lake (acheteur potentiel) pour qu’ils prennent en compte la paternité présumée du code source Skype.

Cette propriété intellectuelle serait rattachée à Joltid, une société qui abrite les technologies développée par Niklas Zennström et Janus Friis (ils ont co-fondé le service P2P Kazaa ou le service vidéo Joost).

Dans l’accord final, il est entendu que les fondateurs de Skype sous la bannière Joltid rejoignent le pool d’investisseurs pour la reprise du service de téléphonie sur Internet.

C’est une avancée significative : jusqu’ici, ils étaient exclus du cercle des négociations. Avec cet arrangement, le code détenu par Joltid tombe dans les actifs de la société Skype et toutes les poursuites judiciaires sont abandonnées.

Index Ventures lâche l’affaire

Dans la nouvelle répartition capitalistique qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année, Niklas Zennström et Janus Friis obtiennent 14% du nouveau Skype. Les autres investisseurs (Silver Lake, Andreessen Horowitz et Canada Pension Plan Investment Board) détiendront 56% de la nouvelle structure.

De son côté, eBay conservera un bloc de 30% du capital. Le groupe Internet cédant va récupérer 1,9 milliard de dollars (plus un bonus de 125 million de dollars). La valorisation de Skype se situe désormais à 2,75 milliards de dollars.

Mais, avec  la nouvelle donne, le fonds Index Ventures, qui semblait au coeur des conflits d’intérêt dans cette saga, annonce son retrait.

“Bien que Skype est potentiellement un investissement formidable, les termes de l’accord ont changé à tel point qu’ils ne collent plus à nos critères d’investissement. Par conséquent, nous avons décidé de ne pas participer à la transaction finale”, peut-on lire en guise de contribution d’Index Ventures dans le communiqué final.


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