Vidéos en ligne : Veoh fait faillite

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Sur fond de bataille judiciaire contre Universal Music et un contexte économique défavorable, Veoh.com, plate-forme américaine de partage et de diffusion vidéos en concurrence avec YouTube (Google), a décroché.

Mauvaise passe pour les services de divertissement numérique qui ont du mal à tenir le choc au regard de la fragilité de leur modèle économique et du contexte économique global qui reste défavorable.

En France, on connaît les les turbulences que traversent les jukebox Deezer et Jiwa. Aux Etats-Unis, Veoh.com, plate-forme de partage et de diffusion de vidéos, a annoncé qu’elle se plaçait sous la protection du Chapter 7 (loi sur les faillites).

Fondé en septembre 2005 et toujours dirigé par Dimitri Shapiro, le service en ligne rencontre des difficultés à maintenir le cap malgré une forte audience (30 millions de visiteurs uniques par mois).

Sur son blog, le fondateur explique que le contexte économique morose a précipité la faillite.

De l’énergie a également été perdue dans une coûteuse bataille judiciaire qui l’oppose depuis deux ans à Universal Music Group (groupe Vivendi) pour une violation présumée de copyright.

Mais la justice a lavé Veoh de tous soupçons, indiquant que la plate-forme respectait les dispositions prévues par la loi.

Depuis la création de Veoh.com, des fonds d’investissement ont injecté 70 millions de dollars dans la plate-forme vidéos, un challenger de YouTube (propriété de Google).

Parmi les actionnaires, on trouve des sociétés de capital-risque (Shelter Capital, Spark Capital, Goldman Sachs…), des groupes médias ou IT (Time Warner, Intel, Adobe…) mais aussi des anciens dirigeants de groupes de communication – divertissement : Michael Eisner (ancien co-PDG de Walt Disney), Tom Freston et Jonathan Dolgen (ex-Viacom).


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