Vie privée : la Cnil vigilante vis-à-vis des puces, de la surveillance et du Web 2.0

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Le dernier rapport annuel d’activité de l’instance en charge de la protection des données personnelles souligne les risques de dérives.

Le développement des technologies de l’information et sa vulgarisation dans la vie quotidienne amène la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) à se pencher perpétuellement sur des nouvelles pratiques. Prenons les cas du passeport biométrique, les puces sans contacts ou les bracelets électroniques dans les maternités qui sont montés en puissance dans le courant de l’année 2007.

La publication du rapport annuel d’activité de l’autorité administrative indépendante en charge de la protection des données personnelles donne un condensé des dangers intimement liés à l’émergence de nouveaux outils technologiques et leurs exploitations.

Sous les feux de l’actualité, c’est “l’invasion des puces” qui inquiète la Cnil. Entre les technologies sans contact RFID et NFC, leur usage devient de plus en plus diversifié : de la communication d’information à la surveillance des individus. La Cnil indique participer à des travaux internationaux menés par un groupe de la Commission européenne sur le sujet.

En lisant le rapport de la Cnil, on frôle souvent le syndrôme du Big Brother. Dans le cadre du projet Elsa (Engin léger pour surveillance aérienne), le ministère de l’intérieur français a présenté un drône baptisé Elytre destiné à surveiller à distance les villes et les quartiers (en cas d’émeutes notamment). Sans compter sur les programmes de vidéo surveillance : le gouvernement veut tripler d’ici deux ans le nombre de caméras sur lieux publics. La Cnil estime nécessaire de clarifier le régime juridique.

Biométrie : sujet sensible

La vulgarisation du GPS et des services de géo-localisation va donner quelques sueurs froides. Les compagnies d’assurance commencent à monter des offres adaptées à l’usage réel des véhicules, dispositifs embarqués à l’appui.

La biométrie est aussi une source d’inspiration pour la Cnil. Dans un souci d’analyses, l’instance gardienne de la vie privée a autorisé trois programmes de recherche en matière de biométrie (Université Evry- Val de’Essonne, Groupement des écoles de télécommunications GET et Sagem Défense Sécurité) pour évaluer l’état des techniques. Des bilans de ces recherches lui seront communiqués.

L’arrivée du passeport biométrique entraîne quelques frictions et pas seulement du côté des photographes : même si la Cnil ne dispose que d’un avis consultatif, elle est montrée réservée vis-à-vis du projet du gouvernement. Notamment sur le volet de la conservation de données biométriques en base centrale.

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