Vie privée : le document secret dont Microsoft voulait bloquer la diffusion

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Un document de Microsoft réservé aux services de police a été mis en ligne par un site Internet baptisé Cryptome. Le géant du logiciel a tenté de bloquer la propagation du fichier… avant de se rendre compte qu’il était trop tard.

A l’origine, ce devait être un document confidentiel destiné aux services de police. Mais voilà, dans un monde où tout devient numérique, la question de la confidentialité de certains documents peut devenir anecdotique.

Microsoft en a récemment fait l’expérience avec la parution d’un document de 22 pages qui explique comment l’éditeur enregistre toutes les données personnelles de ses utilisateurs sur ses serveurs pour les remettre à la police si besoin est.

A l’origine de cette fuite, Cryptome, un site spécialisé dans la mise en ligne de documents sensibles connu pour avoir dévoilé auparavant les mêmes documents sur Facebook, Skype et d’autres géants du Web.

Microsoft demande la déconnexion du site

Microsoft n’a guère apprécié l’action de Cryptome et a fait intervenir ses juristes pour demander à l’auteur du site de retirer les documents. Le motif invoqué était la violation de la loi américaine DMCA relative au droit d’auteur.

Le site n’ayant pas répondu favorablement à la firme de Redmond, cette dernière a demandé sa déconnexion auprès de son hébergeur – Network Solutions – qui s’est exécuté en bloquant le nom de domaine.

Un blocage qui n’aura duré que quelques heures. En effet, Microsoft, qui avait menacé de déposer plainte, s’est rétracté.

Network Solutions a alors remis en ligne le domaine. Le site Internet a refait surface et diffuse toujours le document.

Que cache “Global Criminal Compliance Handbook” ?
ITespresso a récupéré et visualisé le document “sensible” mis en ligne par Cryptome. Sans grande surprise, son contenu dévoile le mode de conservation et le type de données stockées par Microsoft. Les services concernés vont de Hotmail à MSN en passant par XBox Live. Détail intéressant : Microsoft indique ne pas stocker les conversations échangées par le biais de son service MSN Messenger. La principale pierre angulaire de ces données est l’adresse IP qui reste actuellement le seul élément fiable pour retrouver l’auteur d’un fait commis sur le Web.

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