Voiture autonome : comment Ford constitue son écosystème start-up dédié

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Ford monte en puissance sur ses projets R&D sur les voitures autonomes (sans chauffeur). Cela passe par des investissements dans des start-up (bonus vidéo).

Ford Motor veut accélérer dans les projets de véhicules 100% autonomes. Son CEO Mark Fields vient de faire le point sur les projets en cours dans le centre R&D de Palo Alto en Californie. Ce site de R&D stratégique pour le constructeur automobile, inauguré en janvier 2015, verra son effectif doubler d’ici un an (pour passer de 130 collaborateurs à 260).

« Les voitures autonomes pourraient avoir un impact sociétal aussi puissant que les progrès réalisés par Ford dans le process d’assemblage depuis 100 ans », déclare Mark Fields.

Dans la vision de Ford, la production en masse de véhicules vraiment automatisés devrait démarrer en 2021. Mais le constructeur automobile américain considère que le consommateur lambda ne pourra en disposer qu’à l’horizon 2025. La priorité serait donnée à l’émergence de flottes de véhicules autonomes mis à disposition d’acteurs spécialisés dans la mobilité urbaine comme Uber.

Dans le courant du printemps, la société Internet de Travis Kalanick a initié un test de service de transport de passagers mais sans chauffeur. Un modèle de voiture autonome de marque Ford Fusion (avec radars, scanners laser et caméras embarqués) a été lancé dans les rues de Pittsburgh (Pennsylvanie).

A travers sa nouvelle filiale Ford Smart Mobility créée en mars, le constructeur mène des projets R&D sur la conception la fabrication et des investissements sur les thèmes des véhicules connectés et des technologies d’automatisation ultime.

Des investissements dans des start-up sont consentis pour accélérer la révolution en cours : Ford a investi 75 millions de dollars dans Velodyne LiDAR (un montant similaire a été consenti par Baidu). Cette start-up californienne fabrique des capteurs à technologie laser, qui répond notamment aux besoins de fonctionnement des voitures autonomes.

Toujours dans la Silicon Valley, Ford s’est également tourné vers Civil Maps, qui conçoit des systèmes de cartographie 3D adaptés aux véhicules sans chauffeur. En juillet, il a participé à une levée de fonds de 6,6 millions de dollars en juillet en association avec Motus Ventures, Wicklow Capital, StartX Stanford et AME Cloud Ventures (derrière lequel on retrouve Jerry Yang, le co-fondateur de Yahoo).

Lors de la conférence à Palo Alto, Ford a également annoncé le rachat de la start-up israélienne SAIPS spécialisée dans les technologies d’intelligence artificielle (machine learning) et de computer vision (acquisition, traitement, analyse des images en temps réel de l’environnement autour du véhicule autonome).

Un renforcement du partenariat avec Pivotal est survenu également en mai à travers une levée de fonds : Ford a consenti un montant de 182,2 millions de dollars sur un montant global de 253 millions (en association avec Microsoft).

Ford veut s’appuyer sur cet éditeur de logiciels dans le cloud  (toujours basé en Californie) pour avancer sur des sujets comme les méthodologies de conception des véhicules autonomes, les outils d’analyse et une plateforme cloud pour les équipes développement et IT du constructeur américain.

Enfin, une licence exclusive a été acquise auprès de Nirenberg Neuroscience, une start-up qui chercher à reconstituer de manière artificielle les circuits d’information entre l’œil et le cerveau humain.

Globalement, Ford déclare travailler avec une quarantaine de start-up et des incubateurs pour accélérer les développements technologiques autour de ce nirvana baptisé voiture autonome.

Ca bouge également en Europe avec un premier AppLink Mobility Challenge organisé à la rentrée par Ford au Factory Works de Berlin.

Bonus vidéo promotionnelle : la voiture autonome par Ford (août 2016) via YouTube


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