Windows 7/8.1 : quel sursis sous l’ère Skylake ?

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Dans quelle mesure Windows 7 et 8.1 seront-ils pris en charge sur les PC et tablettes dotés de puces Intel « Skylake » ? Les OEM commencent à communiquer.

Les fabricants de PC et de tablettes s’organisent après la modification de la « politique de support » associée à Windows.

Le 15 janvier 2016, Microsoft annonçait que seule la dernière version en date de son OS serait prise en charge sur les machines équipées de puces Intel « Kaby Lake » et AMD « Bristol Ridge » – qui devraient arriver sur le marché en 2017.

Entretemps, il y aura une période de transition avec la plate-forme Skylake (puces Intel Core de 6e génération), exploitée commercialement depuis quelques mois.

Sur les produits concernés, Windows 7 et Windows 8.1 bénéficieront d’un sursis, mais uniquement jusqu’au 17 juillet 2017. Au-delà, il faudra impérativement passer sous Windows 10 pour bénéficier de mises à jour, sauf « les plus critiques », qui seront toujours diffusées, à condition de ne pas compromettre « la stabilité et la compatibilité » du système.

Petite subtilité : cette politique ne s’appliquera qu’aux modèles figurant sur la liste officielle, susceptible d’évoluer à mesure que de nouveaux PC et tablettes sortiront (la dernière révision remonte au 22 janvier).

La liste de Skylake

Quatre OEM ont abattu leurs cartes.

Du côté de Dell, on recense une cinquantaine de machines dans les gammes Latitude, OptiPlex, Precision, Vostro, Inspiron, XPS et Alienware. Le groupe texan assure que « tout sera fait » pour assurer la meilleure assistance possible aux utilisateurs qui resteront sous Windows 7 ou 8.1, dans le cadre de la garantie ProSupport.

La liste dressée par Lenovo comprend une trentaine de références (ThinkCentre, IdeaCentre, ThinkPad, ThinkStation…). Le premier constructeur mondial précise qu’au-delà des puces Core, le Xeon E3 v5 est également concerné.

HP et NEC ont aussi clarifié la situation. Le premier a listé une quarantaine de PC et de tablettes ; le second, une cinquantaine.

Vraiment trop vieux ?

Comment Microsoft justifie-t-il cette réduction de la durée de support des anciennes versions de Windows sur les PC modernes* ?

Pour le premier éditeur mondial, il s’agit de créer des « synergies profondes […] entre matériel et logiciel ». Ce qui ne serait « pas facile avec Windows 7, […] conçu à une époque où les SoC x86 64 bits n’existaient pas ».

Bilan : pour que l’OS fonctionne correctement sur les nouvelles puces, les fabricants doivent retravailler leurs micrologiciels et leurs pilotes pour s’adapter en termes de gestion des interruptions, des interfaces ou encore de l’énergie. Des changements qui « risquent d’entraîner des régressions », selon Microsoft.

Dans le même ordre d’idée, on notera que les OEM ne pourront plus, à compter du 31 octobre 2016, précharger Windows 7 ou Windows 8.1. sur leurs PC.

* Rien ne change sur les machines « anciennes » (équipées de puces Broadwell ou d’une génération antérieure) : le support étendu de Windows 7 durera jusqu’au 14 janvier 2020 ; celui de Windows 8.1, jusqu’au 10 janvier 2023.

Crédit photo : charnsitr – Shutterstock.com


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