X. Guérin (Isilon) : “OneFS 6.0 permet de mélanger différents nœuds dans un même cluster”

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Interview. Isilon a le vent en poupe avec ses solutions de stockage. La société américaine présente la nouvelle version de OneFS (système de fichiers) au cœur d’une plate-forme complète intégrée.

Isilon Systems, spécialiste américain des solutions de stockage, dévoile sa nouvelle plate-forme qui tourne autour de la nouvelle version de son système de fichiers (file system) : OneFS (l’équivalent d’un OS pour le stockage en réseau ou NAS).

De passage à Paris le 29 juin, Sam Grocott, Vice-Président Marketing d’Isilon, était venu présenter à ses clients et à la presse les avantages de cette nouvelle plate-forme, associée à SmartPools (logiciel d’unification des performances de plusieurs couches de stockage dans un système de fichiers unique) et InsightIQ (nouvelle application d’analyse de stockage).

Isilon revendique 1300 clients dans le monde, dont 80 dans la zone Europe du Sud, comprenant la France.

Le fournisseur de solutions de stockage avait ouvert son bureau à Paris en 2006.

Interview de Xavier Guérin, Directeur Général Europe du Sud & Benelux (interview réalisée le 30 juin 2010).

ITespresso.fr : Comment définir l’approche d’Isilon dans le monde du stockage ?
Xavier Guérin : Nous allons proposer une technologie avec un système de fichiers (file system) distribués massivement sur le hardware. Dans le cas d’une architecture de stockage traditionnel, il existe un contrôleur (un serveur de fichiers) auquel on va rattacher des rails de disques.  C’est parfait pour des bases de données ou des fichiers de type CRM (file system limité à 16 Teraoctets puis nécessité de créer un nouveau file system à côté). Mais, dans les nouveaux environnements qui comprennent beaucoup de vidéos et de photos, la limite de 16 To est vite atteinte. Isilon propose des contrôleurs dans lesquels les disques sont intégrés. On place douze disques dans un contrôleur et on peut rajouter jusqu’à 144 noeuds les uns sur les autres dans un cluster existant. Ce qui permet de monter de 2 To à 10 Petaoctets. L’intérêt de notre technologie file system, c’est sa puissance. Elle va virtualiser ses 144 machines comme si cela n’en était qu’une et elle sera présentée comme telle sur le réseau avec les protocoles standards (IFS pour le monde Windows, NFS pour le monde Unix…). Le rajout de noeud se fait de manière simple en connectant les câbles sur le réseau privé derrière (en Infiniband à 10 Gbit/s) avec reconnaissance du nouveau noeud de manière quasi-automatique.

ITespresso.fr : Quel est l’avantage de la nouvelle plate-forme “tout-en-un” d’Isilon ?
Xavier Guérin : Nous répondons aux différents besoins exprimés : performance (I/O) avec une gamme des disques SAS à 15 000 tour/minute ou capacité (archivage avec des noeuds de stockage de 4U d’épaisseur et dans lesquels ont peut placer 36 ou 72 To). Au milieu de ces besoins extrêmes, Isilon propose la gamme X-Serie (disques SATA de 6-9-12 To avec un ratio performance-capacité jugé intéressant qui répond à 60 – 70% des besoins que l’on adresse). Jusqu’ici, un client Isilon qui démarrait avec un noeud de la gamme X-Serie devait rester dans cette catégorie pour grossir. Avec OneFS 6.0 en file system unique sur l’ensemble de la plate-forme, nous pouvons mélanger différents nœuds dans un même cluster.

ITespresso.fr : Et l’intérêt d’un file system unique pour l’ensemble de l’infrastructure ?
Xavier Guérin : Des règles automatiques pourront être établis comme le fait de pousser un fichier d’un disque rapide vers un disque moins rapide pour l’archivage. Par rapport aux solutions traditionnelles, tout est logiciel. Nous n’avons pas de contrôleurs RAID ou de disque spare (de rechange). Il n’y a pas de reconstruction disque sur disque dès qu’il y a un disque cassé sur un rail. Cela peut se révéler long à remettre sur place. Avec les solutions Isilon, si le disque se casse dans le cluster, les données sont rapatriées sur les autres disques. On gagne énormément en réactivité et en vitesse.

(lire la fin de l’interview page 2)


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