Haut débit par satellite : Eutelsat avance, le CNES explore plus loin

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Alors qu’Eutelsat présente ses nouvelles offres Internet haut débit par satellite, le gouvernement apporte son soutien à la R&D sur le très haut débit via l’espace.

CNES : 100 millions d’euros pour la R&D

Parallèlement, dans le cadre du programme national « Economie numérique » des investissements d’avenir (Grand Emprunt national), le gouvernement a alloué une enveloppe de 40 millions d’euros à un projet R&D du Centre national d’études spatiales (CNES) en lien avec le très haut débit par satellite.

En fonction des résultats, une subvention pouvant aller jusqu’à 60 millions d’euros supplémentaires pourra être débloquée.

Dans un discours en date du 27 avril, Éric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, précisait que « le Président de la République a fixé deux objectifs : 70% de la population couverts en très haut débit d’ici 2020, et 100% d’ici 2025« .

Le CNES se fixe comme objectif de disposer d’une technologie opérationnelle à l’horizon 2015.

« Le programme décidé par les autorités permettra à l’industrie de proposer aux opérateurs, Eutelsat et bien d’autres, ces satellites très haut débit à partir de 2015. »

Si le CNES exprime quelques réserves sur les niveaux réels de débits qui seront livrés par les satellites actuels, il promet que la prochaine génération d’engins ayant vocation à supporter le très haut débit par l’espace sera plus performante. Avec des débits multipliés par dix.

« Aujourd’hui, pour environ 30 euros/mois, hors antenne et installation, vous avez l’équivalent de 1 Mbit/s en ADSL (…) », commente Robert Morel, responsable en charge de la communication du CNES.

« Pour les entreprises et en payant bien plus par mois, on peut atteindre environ 10 Mbit/s. »

Très en dessous des promesses des opérateurs commercialisant l’Internet par satellite.

« Avec les satellites THD [Très Haut Débit], on passe à 10 à 20 Mbit/s crête pour le grand public, et 50 – 100 Mbit/s crête pour les entreprises et les établissements publics« , assure Robert Morel.

Sur la façon de procéder, le CNES « met en œuvre, et réalise à cette fin au plan technique les activités d’analyse et d’ingénierie de niveau ‘système complet’ et satellite ‘nécessaires‘.

Ensuite, « il passe des contrats à l’industrie pour la réalisation des développements technologiques nécessaires à la réalisation des projets. »

En l’état actuel, il n’existe pas d’accord entre le CNES et Eutelsat.

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