Orange – Google : un tandem pour financer l’innovation tech en Europe

EntrepriseLevées de fondsStart-up
google-orange-digital-ventures

Google s’associe au fonds de capital-risque d’Orange pour explorer des pistes de co-investissement dans la tech en EMEA.

« Levez des fonds auprès de nous et vous verrez. »

On doit ce commentaire à Étienne Moreau, responsable d’investissement chez Orange Digital Ventures. Il l’a publié en réponse à un entrepreneur qui souhaitait connaître l’enveloppe que le fonds de capital-risque avait débloqué dans le cadre de son nouveau partenariat avec Google.

Le duo entend « explorer des opportunités [sic] de co-investissements » dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). L’IoT, la cybersécurité, le cloud et la fintech constitueront ses principaux axes de prospection.

À la tête d’Orange Digital Ventures* après avoir notamment chapeauté les activités africaines de l’opérateur, Marc Rennard a apporté des précisions à La Tribune. Entre autres sur le fait que le fonds ne s’interdit pas de soutenir, à travers ce partenariat avec Google, des sociétés déjà présentes dans son portefeuille.

Une quinzaine y sont aujourd’hui recensées, pour un exit : KissKissBankBank & Co et son triptyque de plates-formes de crowdfunding tombées dans le giron de La Banque Postale. Dans le domaine de l’IoT, on trouve notamment Actility ; dans la cybersécurité, Morphisec ; dans le cloud, Wynd (digitalisation des points de vente) ; dans la fintech, Monzo (néo-banque britannique).

Innovation : soutenir ou détruire ?

Le tandem Google – Orange compte officialiser ses premiers investissements cette année, d’après TechCrunch.

Les deux groupes s’étaient déjà associés en 2016 pour développer l’usage de l’Internet mobile en MEA. Il en avait résulté une offre incluant un smartphone, trois mois de forfait et l’accès à des services… tout particulièrement ceux de Google.

Pour la firme de Mountain View, cette alliance avec Orange représente un engagement supplémentaire à soutenir l’innovation, à laquelle sa position dominante nuit aujourd’hui, estime la Commission européenne.

Des engagements ont également été pris en France, où la multinationale est aussi scrutée sous l’angle de la fiscalité. Le sommet « Choose France » organisé en début d’année a été l’occasion d’annoncer l’ouverture d’un centre de recherche en IA à Paris ou encore l’ouverture de lieux de formation permanents en régions, en lien avec les acteurs économiques locaux.

* Né en 2015 avec une capacité d’investissement initiale de 20 millions d’euros, Orange Digital Ventures communique désormais sur une enveloppe de 150 millions d’euros.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur