Présence en ligne : la courbe d’apprentissage des PME françaises

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L’Afnic communique des données qui suggèrent une relation entre la taille des TPE-PME et le degré de développement de leur présence en ligne.

Il y a corrélation entre la taille d’une entreprise et sa présence en ligne.

Ce constat ressort d’une étude que l’Afnic a réalisée auprès des TPE-PME françaises entre septembre 2017 et août 2018.

Le gestionnaire administratif et technique des noms de domaine en .fr se base sur 3 249 réponses – dont 11 % partielles – au questionnaire d’autodiagnostic disponible sur le site
« Réussir avec le Web ».

Les organisations en question évoluent majoritairement dans les secteurs du conseil, de la communication, du numérique, de la mode et du tourisme. Elles sont pour l’essentiel (86 %) des « microentreprises », au sens où leur effectif compte moins de 10 personnes.

Les sociétés de plus de 50 collaborateurs ne représentent, dans l’absolu, que 5 % de l’échantillon. Reste que leurs retours illustrent un niveau de maturité plus avancé, aussi bien en matière d’utilisation du numérique que de perception de ses apports.

Le temps consacré au site web en est une illustration : alors que 60 % des « PME » (plus de 50 personnes) y passent au moins une heure par semaine, la proportion est de 40 % chez les microentreprises.

Site ou réseaux sociaux ?

Sur l’ensemble de 3 249 entreprises sondées, 76 % ont dit avoir un site web (86 % chez les PME). Si elles y ont quasiment toutes publié une présentation de leurs activités (96 %), elles sont moins nombreuses à avoir indiqué leurs coordonnées et horaires d’ouverture (71 %). La proportion passe à 37 % pour ce qui est de poster des contenus « à valeur ajoutée » de type actualités et témoignages de clients.

Le site est généralement adapté au mobile (79 %). Le recours au format vidéo n’y est pas encore systématique (39 % ; 67 % chez les PME, contre 35 % chez les microentreprises).

Le taux de présence sur les réseaux sociaux est similaire (74 %). Elle est plus fréquente sur Facebook (90 %) que sur LinkedIn (51 % ; 70 % chez les PME) et sur Twitter (37 % ; 64 % chez les PME). Mais la rentabilité de ce canal n’est pas avérée pour 77 % des entreprises qui l’utilisent.

L’enjeu de perception des bénéfices de la présence en ligne est plus large : 27 % des répondants disent ignorer quelle part de leur chiffre d’affaires ils réalisent grâce à Internet.

Des incertitudes qu’on est tenté de mettre en relation avec les budgets engagés : 83 % investissent moins de 1 000 euros par an ; 61 %, moins de 300 euros.

Parmi les 33 % d’entreprises qui font de la publicité, 26 % choisissent les réseaux sociaux ; 13 %, le search ; 4 %, le display.

Sur le volet relation client, 54 % exploitent les formulaires de contact ; 38 %, l’e-mailing (68 % chez les PME). Le contrôle de l’efficacité des actions de fidélisation et de développement n’est pas fréquent : moins d’une fois par mois dans 74 % des cas.

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