Yahoo renforce son arsenal mobile avec Flurry

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Spécialisé dans l’analyse d’indicateurs-clés sur l’audience, l’usage et les performances des applications mobiles, l’Américain Flurry passe dans le giron de Yahoo.

Avec 450 millions d’utilisateurs actifs au 30 juin 2014 et des revenus publicitaires (search + display) doublés en un an, le mobile est plus que jamais au coeur de la stratégie de Yahoo.

Le groupe Internet a récemment réaffirmé ses ambitions en la matière, dans le cadre du décryptage de ses résultats trimestriels. Comme entrevu depuis l’arrivée de Marissa Mayer au poste de CEO en mai 2012, le développement des activités se fait pour partie au travers d’opération de croissance externe. La dernière en date – tout juste officialisée – porte sur Flurry.

Fondée en 2005, cette société américaine a développé des technologies dédiées à l’analyse de l’audience, de l’usage et des performances des applications mobiles. Travaillant avec quelque 170 000 développeurs, elle dit récupérer chaque mois des données anonymes relatives à environ 150 milliards de sessions applicatives.

Toutes ces informations permettent aux éditeurs d’améliorer leurs applications… et à Flurry d’optimiser sa plate-forme de ciblage publicitaire à destination des annonceurs. Cette offre a retenu l’attention de plusieurs fonds d’investissement (parmi lesquels des pointures comme Draper Fisher Jurvetson et Union Square Ventures), qui l’ont financée à hauteur de 74 millions de dollars. Le dernier tour de table remontait à fin 2013, avec 12,5 millions de dollars levés.

Au cours des derniers mois, Flurry s’est distingué en recrutant des collaborateurs connus du milieu, comme Prashant Fuloria, ancien de Google et Facebook. Depuis l’automne dernier, il était question d’une éventuelle introduction en Bourse, la société ayant atteint la rentabilité selon son CEO Simon Khalaf.

Flurry publie aussi régulièrement des études de marché. La dernière en date illustrait la croissance sans précédent des usages mobiles en 2013, les applications prenant le pas sur la navigation Web. C’est cette capacité d’analyse qui a séduit Yahoo, en quête de leviers pour optimiser la diffusion de publicité sur les terminaux mobiles… et pourquoi pas pour proposer, au-delà de son propre inventaire, une plate-forme ouverte à des partenaires tiers.

Aucun montant n’est indiqué pour cette acquisition, officiellement la trentième depuis l’arrivée de Marissa Mayer. A en croire les sources « proches du dossier » qui se sont confiées à TechCrunch, Flurry visait une valorisation dans la fourchette de 700 à 800 millions de dollars, mais les enchères n’auraient pas dépassé 200 à 300 millions, malgré la concurrence d’Amazon. Les démarches se seraient accélérées depuis le début de l’année, des représentants de Yahoo étant déjà venus « à plusieurs reprises » rencontrer l’équipe de Flurry dans ses locaux de San Francisco.

Cet acquisition fait écho à celles d’Onavo par Facebook et de Distimo par AppAnnie, mais les marchés y sont restés globalement insensibles : en fermeture de séance ce lundi à Wall Street, le titre boursier YHOO, coté sur le Nasdaq, s’affichait en baisse de 0,15%, à 33,28 dollars.

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Yahoo : la saga d'un groupe Internet pionnier
Tout commence en 1994 avec le Jerry's Guide to the World Wide Web, une base de données qui sert de fondement à l'annuaire Yahoo (Yet Another Hierarchical Officious Oracle) qui émerge en 1995.

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Crédit illustration : Oleksiy Mark – Shutterstock.com

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