CES 2016 : comment Parrot sécurise ses drones

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Les efforts de Parrot pour sécuriser l’usage de ses drones de loisirs s’illustrent dans le cadre du CES 2016 avec le modèle Disco.

Il y a tout juste six ans, lors du CES 2010, Parrot faisait officiellement son entrée sur le marché des drones.

Alors connue essentiellement pour ses kits mains libres Bluetooth, la société cofondée et présidée par Henri Seydoux dévoilait l’AR.Drone, présenté comme « le premier quadricoptère à réalité augmentée pilotable en Wi-Fi » avec un iPhone ou un iPod Touch en guise de télécommande.

Depuis lors, les drones ont pris de l’importance dans l’offre de Parrot, au point de représenter 50 % du chiffre d’affaires, selon les documents financiers communiqués dernièrement dans le cadre de cette augmentation de capital (426 millions d’euros) réalisée notamment auprès de Bpifrance.

À nouveau présent pour l’édition 2016 du CES dans une délégation « French Tech » composée de 190 start-up, le groupe d’ingénierie high-tech réaffirme ses ambitions dans le secteur des drones à usage professionnel, autour de l’agriculture de précision (avec senseFly, Airinov et Micasense), mais aussi de l’inspection des sites et des ouvrages sensibles.

Il n’en éclipse pas pour autant le marché des drones grand public, qui pourrait représenter 1,5 milliard de dollars à l’échelle mondiale en 2020, contre 321 millions en 2015 (source : cabinet Oliver Wyman).

Témoin l’annonce du Parrot Disco, qui reprend le format du drone professionnel eBee Ag et y associe le positionnement marché du drone grand public BeBop, dont la v2 est sortie pour les fêtes de Noël.

Le résultat : une « aile volante » avec système de pilotage automatique grâce à des capteurs embarqués (GPS, accéléromètre, gyroscope, magnétomètre, baromètre et tube de Pitot pour mesurer le vent relatif).

D’une masse d’environ 700 grammes, le Disco prend de l’altitude tout seul une fois lancé dans les airs. Il tourne alors jusqu’à ce qu’on en prenne le contrôle. Parrot communique sur une vitesse maximale de 80 km/h avec, dans tous les cas, des technologies qui « évitent les mauvaises manoeuvres ».

On retrouve entre autres le système de stabilisation sur 3 axes du BeBop. Mais aussi cette caméra de 14 mégapixels et cette possibilité d’associer au drone des lunettes FPV (« First-Person View ») pour une expérience plus immersive avec des informations de télémétrie – aussi longtemps que l’on reste dans le champ de couverture de la liaison Wi-Fi établie avec la télécommande Parrot Skycontroller « ou une radiocommande de modélisme standard ».

L’autonomie est annoncée à 45 minutes, avec un mode intégralement autonome, via la planification des itinéraires grâce à l’outil Flight Plan (téléchargement payant dans l’application mobile).

On perçoit l’importance donnée par les constructeurs à l’aspect sécuritaire, à l’heure où les règles sur l’exploitation des drones se durcissent. Y compris en France, où un nouveau cadre est entré en vigueur le 1er janvier 2016.

Cela passe par une « émancipation » des drones, appelés à devenir autonomes grâce à des technologies de détection et d’évitement. C’est sur cette piste qu’Intel s’est engagé en associant ses caméras RealSense (détection des distances et de la profondeur) aux algorithmes de l’Allemand Ascend Technologies, passé dans son giron en ce début d’année.

Crédit photo : Parrot


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