Chrome OS sur desktop : revue d’effectif

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Chromebox, Chromebase… Dans quelle mesure Google a-t-il imposé son système d’exploitation Chrome OS au-delà du marché des Chromebooks ?

Crédité par IDC de 3,5 % du marché mondial des ordinateurs portables en 2014, Chrome OS monte en puissance avec une percée remarquée dans le monde de l’éducation. Mais son ascension a été freinée par l’émergence d’une offre de notebooks low cost, sous l’impulsion de Microsoft et son système d’exploitation Windows 8.1 avec Bing.

Pour étendre l’influence de son OS fondé sur le navigateur Web Chrome, Google regarde au-delà de la mobilité et s’intéresse aux formats desktop ; plus particulièrement aux mini-PC et aux tout-en-un.

La deuxième catégorie est désignée sous l’appellation Chromebase. Elle regroupe bien moins de modèles que la gamme Chromebook. LG avait été le premier à se lancer sur ce segment en annonçant, fin 2013, un produit qui allait être lancé quelques semaines plus tard.

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LG Chromebase : dans l’ombre des objets connectés au CES 2014.

Cette LG Chromebase 22CV241 dispose d’un écran Full HD de 21,5 pouces. Elle embarque un processeur Intel Celeron 2955U (Haswell ; 2 x 1,4 GHz) accompagné de 2 Go de RAM et d’un SSD de 16 Go sur interface miniPCIe.

Particularité du modèle : il est pourvu, en complément à 4 ports USB (dont 3 USB 3.0) et à l’Ethernet Gigabit, d’une entrée HDMI que Techradar a particulièrement appréciée, au contraire du pied, qui offre peu de flexibilité dans le positionnement de la machine. LG en a cessé la distribution, mais on peut encore le trouver pour un peu plus de 400 euros TTC, avec son clavier et sa souris filaires.

Acer a pris le relais de LG au printemps 2015 en présentant sa Chromebase série DC, lancée entre juin et juillet. Là aussi, on trouve un écran 21,5 pouces (1080p), mais il est inclinable jusqu’à 75 degrés.

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On reste en 21,5 pouces chez Acer.

Génération oblige, on change de processeur, pour passer sur un Tegra K1 de Nvidia (4 coeurs ARM à 2,1 GHz), épaulé par 16 Go de stockage eMMC et 4 Go de RAM en standard. Pas moins de 6 ports USB (dont 4 USB 3.0), le Wi-Fi N et le Bluetooth 4.0 comme chez LG… mais le HDMI uniquement en sortie et une connectivité Ethernet limitée à 100 Mbit/s (Fast Ethernet).

Malgré le positionnement discutable de certains ports et un contraste un peu bas, 9to5Google apprécie la disponibilité d’un modèle à écran tactile (429,99 dollars, prix conseillé) en complément à celui qui en est dépourvu (329,99 dollars).

Un autre constructeur vient d’entrer dans l’arène : AOPEN, avec une Chromebase Commercial plus proche du monde des tablettes, car dénuée de pied. Il faut dire que le produit se destine à des usages professionnels, comme la mise en place d’un kiosque ou l’intégration dans un système de paiement et d’encaissement.

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Pas de pied pour cette Chromebase destinée à une intégration murale ou au sein de systèmes de caisses.

La configuration est à l’image de cet objectif, avec une puce Celeron N2930 (bicoeur à 1,83 GHz) associée à 4 Go de RAM… et 32 Go pour le stockage. En plus des 6 ports USB 2.0, de l’Ethernet Gigabit, du HDMI et du Wi-Fi 802.11ac, on trouve 4 connecteurs RJ50 type RS232. Le tout dans une architecture fanless (sans ventilateur).

C’est dans la boîte

Pour viser les entreprises sous l’angle du PC fixe économique, mais aussi du client léger, voire de la solution de vidéoconférence, Google tombe l’écran intégré avec la Chromebox.

Asus avait donné une première impulsion début 2014 avec sa Chromebox-M036U, lancée à un prix public de 199 euros TTC. Difficile aujourd’hui de trouver autrement qu’en seconde main ce produit basé sur de l’Intel Celeron 2955U, mais aussi proposé dans des configurations plus évoluées à base de Core i3-4010U et i7-4600U, avec entre 2 Go et 4 Go de RAM, pour 16 Go de stockage.

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Une première Chromebox pour essuyer les plâtres.

Pour le reste, on retrouve le même socle hardware qu’avec la Chromebase : 4 ports USB 3.0, Ethernet Gigabit, Wi-Fi 802.11n et Bluetooth 4.0. Au HDMI s’associe toutefois un DisplayPort permettant de piloter deux écrans en Full HD (cf le test de MiniMachines).

Quelques jours après Asus, HP avait accroché le wagon avec la Chromebox cb1-010nf, finalement lancée à l’été 2014 pour 269 euros TTC et que l’on peut désormais trouver à 189 euros – sans son clavier et sa souris sans fil.

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Un modèle parfois soldé, jusqu’à moins de 100 euros.

Même base que chez Asus, en Celeron 2955U avec 2 Go de RAM (non extensible), 16 Go de SSD, 4 ports USB 3.0 et le couple HDMI/DisplayPort. 2 Go de mémoire, c’est u peu juste, à en croire Android Central, qui relève par ailleurs la limitation de l’Ethernet à 100 Mbit/s.

A l’été 2014, Acer entrait dans la danse avec la Chromebox CXI, déclinée en cinq configurations de 179 à 219 euros TTC, avec deux variables majeures : la quantité de RAM (2 Go ou 4 Go) et le processeurs (Celeron 2957U, Celeron 3205U ou Core i3-4030U). Pour le reste, même fiche technique que la concurrence… et un ventilateur bruyant, selon Techradar.

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La Chromebox d’Acer se positionne à la verticale, par opposition à ses concurrentes.

La montée en Intel Core i3-4030U est également possible chez Dell, qui ouvre sa gamme Chromebox en Celeron 2957U pour un prix conseillé de 149 dollars (voir la prise en main de PC Mag).

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Dell oriente sa communication sur les usages en entreprise.

Même approche chez Lenovo avec un modèle positionné dans la série ThinkCentre Tiny, car conçu pour se fixer à l’arrière d’un moniteur, sous une table ou sur une monture murale.

AOPEN vient là aussi d’arriver sur le segment avec la Chromebox Commercial, équipée, comme la Chromebase, d’un Celeron N2930, de 4 Go de RAM et d’un SSD de 32 Go.

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La « nouvelle génération » des Chromebooks.

Crédits photos : Acer, AOPEN, Asus, Dell, HP, Lenovo & LG


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