Craig Steven Wright s’évanouit sans crier Bitcoin

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Le dénommé Craig Steven Wright persiste à dire qu’il a créé Bitcoin, mais ne se sent pas « le courage » d’en apporter la preuve. Encore une fausse piste ?

Arrivera-t-on un jour à établir de façon sûre la paternité de Bitcoin ?

La piste Craig Steven Wright semblait sérieuse… mais l’intéressé vient de disparaître des radars alors qu’il avait orchestré, par médias interposés, ce qui avait tout l’air d’un coming out.

Les regards s’étaient tournés une première fois, fin 2015, vers cet entrepreneur australien âgé de 45 ans, après les révélations de Wired et Gizmodo.

Quand bien même beaucoup d’éléments concordaient, le doute s’était rapidement installé du fait d’anomalies sur certaines pièces à conviction – notamment des incohérences dans le CV.

Resté silencieux depuis lors, Craig Steven Wright est ressorti de l’ombre en début de semaine.

Pour prouver qu’il est bien celui qu’il prétend, il a publié plusieurs fragments de code et diverses signatures associées à des transactions effectuées par le fameux « Satoshi Nakamoto », pseudonyme sous lequel « M. Bitcoin » se présente depuis des années.

Problème : l’une des signatures postées en exemple est tout simplement extraite de la blockchain. Elle est visible par tous les utilisateurs et ne constitue donc en rien une preuve.

À l’aide de démonstrations faites « en privé », Craig Steven Wright était parvenu à convaincre plusieurs grands contributeurs de l’écosystème Bitcoin qu’il était bien à la genèse de la crypto-monnaie. Parmi eux, Gavin Andresen, directeur scientifique au sein de la Fondation Bitcoin.

Celui que plus d’un qualifie aujourd’hui de « scammer » – à l’image du chercheur en sécurité Dan Kaminsky – n’a pas reproduit ces démonstrations en public.

Il a même décidé de supprimer tous les articles de son blog, à l’exception d’un, intitulé « Je suis désolé ». Il y explique « [ne pas avoir] le courage » d’apporter la preuve que lui et Satoshi Nakamoto ne font qu’un.

Après le sociologue finlandais, l’étudiant irlandais ou le mathématicien japonais, l’entrepreneur australien semble lui aussi être une fausse piste, pour ne pas dire un hoax monté de toutes pièces.

Crédit photo : Hadrian – Shutterstock.com


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