Drivy lève 31 millions d’euros : sur les pas de BlaBlaCar ?

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Ambassadeur de la French Tech dans l’économie de partage, Drivy (location de voitures entre particuliers) boucle son 4e tour de table.

Drivy donne un coup d’accélérateur face à son concurrent OuiCar, passé l’année dernière dans le giron de la SNCF.

La plate-forme Web de location de voitures entre particuliers lève 31 millions d’euros dans le cadre de son quatrième tour de table.

Cette opération porte à 47 millions d’euros le financement global obtenu par Drivy depuis sa création en 2010.

Elle est emmenée par Nokia Growth Partners (branche capital-investissement du groupe finlandais) et Cathay Capital Private Equity.

Cette société d’investissement franco-chinoise investit via son fonds de capital-développement Cathay Innovation, doté de 250 millions d’euros.

Trois investisseurs ayant participé au précédent tour de table (8 millions d’euros en avril 2015) remettent au pot : Bpifrance via son fonds Écotechnologies, Mobivia Groupe à travers sa structure Via-ID… et Index Ventures, qui était déjà présent pour la levée de fonds de 6 millions d’euros bouclée en mai 2014.

Revendiquant 850 000 utilisateurs et un parc de 36 000 automobiles (contre 30 000 pour OuiCar), Drivy est aujourd’hui présent en France (700 000 utilisateurs), en Allemagne (100 000 utilisateurs depuis le lancement en 2014) et en Espagne (50 000 utilisateurs depuis 2015).

Selon Les Échos, les prochains terrains d’implantation pourraient être le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Italie.

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Drivy fait du développement à l’international sa priorité, en se concentrant sur la croissance organique : pas d’acquisitions de prévues en l’état actuel (sachant que la SAS parisienne a déjà racheté Buzzcar, Livop ou encore Autonetzer en Allemagne).

Pas non plus, a priori, de rapprochement avec un acteur traditionnel, à en croire le DG Paulin Dementhon, qui a fondé Drivy après avoir exploité, entre 2008 et 2010, le service d’autostop 2.0 quivaou.com.

Il s’agira plutôt d’agrandir les effectifs en recrutant, sur les 12 prochains mois, 50 à 60 personnes qui rejoindront les 70 actuellement réparties entre Paris, Berlin et Barcelone.

On surveillera également les développements technologiques, notamment sur le système Drivy Open, lancé fin 2015 pour permettre l’ouverture et la fermeture des portes par smartphone… et donc la récupération de voitures en libre service (300 véhicules équipés pour l’heure).

Pour se démarquer des loueurs professionnels, Drivy propose des tarifs 30 % plus bas. On nous évoque en l’occurrence un prix moyen de location de 30 euros la journée, kilométrage inclus (mais carburant exclu).

Les personnes qui souhaitent louer leur voiture postent une annonce sur le site ou via l’application mobile (iOS, Android). Les personnes intéressées peuvent ensuite les contacter librement. A la signature du contrat de location, le paiement est réalisé sur la plate-forme en ligne, par carte bancaire.

Une fois déduites les commissions reversées à Allianz au titre de l’assurance des véhicules, Drivy conserve 15 % du prix de la location, avec des minima de perception que l’on consultera – tout comme les exigences associées à chaque catégorie de véhicule que l’on souhaite louer – dans la foire aux questions.

À voir en complément ci-dessous, une interview de Paulin Dementhon réalisée en septembre dernier dans le cadre de l’événement France Digitale Day. Le fondateur de Drivy évoque la structuration, en France, du marché de la location de voitures entre particuliers. Il affirme aussi son ambition de « marcher sur les pas de BlaBlaCar », l’une licornes de la French Tech.

Crédit photo : Jirsak – Shutterstock.com


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