Equipements télécoms chinois : Huawei et ZTE indésirables en outre-mer

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Les opérateurs qui ont déployé, dans les DOM-TOM, des équipements réseau fournis par les Chinois Huawei et ZTE, doivent aujourd’hui les démonter, faute d’un agrément de l’ANSSI.

Dans la lignée des recommandations de l’ANSSI et des préconisations du sénateur Jean-Marie Bockel sur la question de la cyber-défense, le gouvernement impose de nouvelles restrictions d’utilisation des équipements télécoms chinois sur les réseaux des opérateurs français.

Faute d’un agrément de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, les solutions de coeur de réseau fournies par Huawei et ZTE sont désormais illégales dans les DOM-TOM.

Les opérateurs qui en ont déployé sont tenus de les démonter, comme le prévoit le règlement déjà établi pour la Métropole.

Les acteurs concernés sont Orange (qui a déployé du matériel Huawei à la Réunion et Mayotte), Outremer Telecom (en Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion et Mayotte avec des produits ZTE) et Pacific Mobile Telecom (qui utilise des équipements Huawei en Polynésie).

Les équipementiers chinois estiment que cette décision gouvernementale tient plus de la volonté de protectionnisme qu’à des risques de sécurité avérés.

Et de rappeler qu’ils équipent déjà nombre d’opérateurs européens “sans qu’aucun problème n’ait été remonté à ce jour”.

Effectivement, Bercy faisait dernièrement appel au patriotisme économique des opérateurs pour de sauver Alcatel-Lucent, en pleine restructuration.

Une politique qui, face aux prix (Huawei et ZTE sont soupçonnés de dumping par Bruxelles), aux facilités de paiements – avec des lignes de crédit – et à la qualité des solutions proposées, n’a pas pas forcément été suivie d’effet.

A terme, il est pourtant question de bannir les groupes télécoms chinois de marchés moins sensibles comme la fourniture de stations de base pour les réseaux mobiles.

SFR et Bouygues Telecom, clients de Huawei, pourraient alors être affectés.

Compte tenu des tensions avec la Chine, notamment en raison des vagues de cyber-attaques réciproques, les États-Unis sont confrontés au même dilemme.

L’administration Obama et le Congrès américain ont déjà exclu des acteurs comme Huawei et ZTE pour des raisons de sécurité.

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Crédit photo : Bastian Weltjen – Shutterstock.com


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