GPS : La Chine fait bande à part avec Beidou

Le dénommé Beidou, dont l’intronisation officielle en territoire chinois n’interviendra qu’à l’horizon 2012, remplit d’ores et déjà son office en qualité de système alternatif de guidage par satellite (face à l’américain GPS).

Concrétisation d’un projet-pilote lancé à l’initiative de la China Satellite Navigation Office, cet environnement jusqu’alors cantonné aux frontières de l’Empire du Milieu s’ouvre progressivement au continent asiatique dans son ensemble.

Le concept s’inspire fortement de l’outil actuellement en vigueur (le GPS) et s’impose comme une solution homologue, basée sur un écosystème de 10 satellites qui offrent toutefois une précision moindre, à environ 25 mètres, dans l’exercice de la géolocalisation.

A terme, l’extension de la couverture géographique à l’ensemble de la surface terrestre (effective en 2020, selon les prévisions du China Daily) impliquera la démultiplication des satellites, dont le nombre aura plus que triplé d’ici là.

Pour l’instant, le périmètre répertorié dans la base de données de Beidou s’étend du nord de la Russie au sud de l’Australie, ne ratissant guère plus en latitude, entre l’Océan Pacifique et la province autonome du XinJiang (extrême Ouest).

Le doute perdure néanmoins quant à la capacité de l’entreprise à s’imposer comme un rival au GPS, seul maître à bord jusqu’à présent.

D’autant plus que les terminaux mobiles actuels sont peu nombreux à offrir une compatibilité avérée avec ce nouveau protocole.

Aux constructeurs d’exploiter les documents publiés à cet effet pour implémenter dans leurs smartphones les puces adéquates.

En gardant toutefois à l’esprit que l’intérêt d’un tel système est moindre pour quiconque réside ou séjourne en dehors des zones couvertes.

Et en attendant la concrétisation du projet Galileo, cette fois européen, mondial civil et précis à 4 mètres. Il est prévu pour démarrer commercialement en 2014 et être finalisé en 2019. S’il ne prend pas encore plus de retard